15 janvier 2008
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Le contenu de ce blog, textes et illustrations, est réservé à un public majeur et averti sur le thème de l'homosexualité masculine. Si vous ne faites pas partie de cette catégorie, veuillez quitter cet espace, sinon, bienvenue dans le journal de Van Orso.
Attention: ce blog contient PLUSIEURS PAGES. Vous êtes ici sur la PREMIERE. Descendre en pied de page pour passer à la suivante. Les notes sont classées chronologiquement, de la plus ancienne à la plus récente. N'hésitez pas à les parcourir pour mieux suivre les aventures qui y sont relatées et illustrées.
Vous trouverez ici des récits qui décrivent des pratiques qui ne sont pas toujours protégées. Il va sans dire que l'usage du préservatif reste la seule barrière viable aux MST et virus de tous bords. Van Orso part du principe que chacun est responsable de ses actes et de ses choix en la matière -sauf cas extrêmes et répréhensibles évidemment.
19 janvier 2008
Je m'appelle Van Orso...

The view from the Red Lounge, by Terry
Je m'appelle Van Orso. En partie bien réel, en partie virtuel. Cet espace est le mien. Je suis gay et je fais partie de ce groupe que les anglo-saxons nomment bear et qui va bien au delà de simples critères physiques. La Nature et le hasard génétique ont charpenté mon corps et couvert mes volumes de pilosité sombre qui représente pour moi beaucoup plus qu'un simple signe particulier. Cette fourrure me rattache au règne animal et à l'Ours qui est mon totem, elle fait partie de ces attributs qui magnifient la virilité naturelle, objet de ma quête.
J'essaye de mener ma vie dans la rectitude des actions, des réactions et des réflexions justes et équlilibrées. Je sais que mon devenir dépend de celui des autres et l'être humain représente pour moi le centre et la finalité des choses, ce qui ne m'empêche pas d'avoir aussi une spiritualité. Elle chemine au fil du temps et des expériences.
Je sais que rien ne dure, le pire comme le meilleur, que tout est impermanent et vain en bout de parcours. Je le sais, mais je suis vivant et le hasard m'a placé dans la course du monde comme un élément parmi des milliards d'autres. J'en prends ma part, je la subis, bien décidé à faire de mon existence une action constructive afin de limiter les regrets et ne pas avoir à constater, un jour, qu'elle n'a servi à rien.
J'aime les hommes depuis ma très lointaine enfance. J'ai toujours recherché la manifestation de la virilité dans ce qu'elle a de plus marqué: la force tranquille, la massivité, la présence physique, la puissance génésique. Mais je ne me limite pas à cela, ce que ces vertus cachent est bien plus important: l'intelligence du coeur, la générosité des sentiments, la tendresse sous la force brute.
Le sexe est pour moi bien plus qu'un ensemble de pratiques. Il me permet de communiquer au delà des mots. Il fait partie de ces plaisirs de la vie qui sont liés et indisociables les uns des autres. Il n'est pas réduit à une simple preuve d'engagement ou, à l'inverse, à un acte hygiénique. Le sexe fait partie de ma psychologie. Il fonctionne avec la sensualité qui lui sert de carburant. Celle-là même qui permet d'aborder les choses du monde par la porte des sens qui ne sont plus limités à des données physiologiques (les fameux cinq sens humains)...
Dans cet espace, le sexe viril sera omniprésent. Nature et sans euphémismes ou circonvolutions, mais toujours dans une optique positive. Je suis un Ours pornographique et je le revendique. Cela ne m'empêche nullement de réflechir, de posséder un coeur et de demeurer humain. Le sexe ne m'a pas transformé en machine. D'ailleurs, lui n'est jamais à l'origine d'un tel changement dont il faut plutôt chercher les coupables du côté de l'argent et de la vanité.
Je n'ai jamais considéré mes amants et mes partenaires comme des numéros. Parce que je respecte les hommes qu'ils sont et que je me respecte aussi et avant tout.
20 janvier 2008
"Je veux savoir où naît le vent..."
Il y a encore quelques années, je n'aurais jamais cru que mon physique puisse représenter un jour un quelconque intérêt au point qu'on souhaite le mettre en scène.
Je me suis longtemps considéré comme n'ayant d'atout qu'un certain intellect et une bonne dose de culture acquise ça et là. Le corps passait au second plan avec toujours cette pointe de regret de ne pas être "assez viril" selon l'image que je me faisais alors de la chose.
Il faut dire que je ne baignais pas spécialement dans un univers où les homos occupaient une place particulièrement visible. Et quand il m'arrivait d'en croiser, ils m'apparaissaient comme beaucoup trop sophistiqués et superficiels pour que je puisse m'y reconnaître. Et puis, je n'étais attiré que par cette masculinité au naturel, bien carrée, bien plantée sur des cuisses épaisses qui remplissaient les shorts de rugby et des jeans trop serrés.
Un jour, je me suis mis à la photo. J'ai bricolé sur mon image en essayant de garder le plus de discrétion possible. J'ai jeté beaucoup de clichés, gâché beaucoup de pellicule avant que le numérique arrive à la rescousse et me facilite grandement les choses. Pourtant, de ce gâchis de base j'ai progressivement réussi à apprivoiser mon image au point d'avoir envie de l'améliorer. Le regard des autres qui avait été source de souffrances par le passé devenait, du fait d'une bieiveillance progressive et plus marquée à mon égard, une motivation supplémentaire pour aller de l'avant et bâtir ce personnage que je suis maintenant.
J'ai eu plusieurs naissances, comme presque tous les humains d'ailleurs. L'une d'elle a eu lieu le jour où je me suis retrouvé dans la façon d'être de ces gars qu'on appelle les ours et que j'ai compris que je n'étais pas isolé au milieu de gays qui -aussi sympathiques fussent-ils- ne me ressemblaient pas et me considéraient un peu comme un Ovni dans leur univers.
Tout est lié. Quand on est bien avec soi-même, on est bien avec les autres. Quand on éprouve du respect envers sa propre personne, on considère l'autre avec plus de tact. Je pense que c'est parce que j'ai inspiré des choses positives autour de moi que mon apparence a pris, elle aussi, une certaine valeur.
Je ne suis pas un athlète. Je n'ai pas été construit sur les proportions idéales des fantasmes vivants ou statufiés. Il y aurait encore beaucoup à faire pour que je leur ressemble mais cela ne servirait à rien car je n'en ai pas envie...Même si cette perfection me fascine.
La photo m'a aidé à me décomplexer et à mieux me connaître. Le contact avec les autres m'a appris à écouter, observer et expérimenter. Et c'est tout naturellement, en confiance constuite sur le temps que j'en suis venu à être modèle et à ne pas mettre de pudeur la où elle n'est pas utile. Tout montrer ne m'a posé aucun problème parce que, en somme, quand on montre tout de son corps, on ne donne rien à voir de son coeur ni de son âme...
C'est ainsi que je suis passé de l'érotisme à quelques chose de beaucoup plus pornographique en tournant quelques scènes. Par goût d'abord, il ne faut pas le nier, par intérêt artistique ensuite (j'aurais l'occasion d'en reparler) car, à mes yeux, le porno n'a de valeur que s'il représente une démarche artistique et qu'il ne se contente pas de viser l'efficacité mais aussi la recherche d'une autre forme de beauté. Pour parler cru, j'ai toujours pensé que deux beaux gars qui baisent sont aussi réjouissants pour le coeur qu'un paysage du bout du monde, un monument prodigieux ou des festivités réussies...

Van Orso par Terry El Luis
23 janvier 2008
Question de vocabulaire
Dans ces pages virtuelles, je l'ai déjà dit, je compte parler beaucoup de sexe viril. Sans limites ni tabous, si ce n'est ceux que ma moralité d'humaniste m'impose (le rejet de la violence par exemple ou celui de toute chose pouvant attenter à la dignité de l'individu). Pour bien le faire, il faut un langage adapté. Or cette langue s'accomode mal -de mon point de vue, du moins- d'une terminologie trop littéraire. Pour décrire les fantasmes et partager les émotions du plaisir physique, il ne faut pas hésiter à avoir recours à un vocabulaire plus direct, plus cru, plus franc.
Ces mots fouettent le sang comme autant de tapes sur un beau cul velu et rebondi au moment où il encaisse les coups de boutoirs d'une bonne bite. Vous voyez: cala fait déjà son effet! Passer d'un registre de langue à l'autre en quelques lignes nous permet de retrouver notre vraie nature d'individus sexués fonctionnant autant à l'instinct qu'à l'esprit.
C'est pourquoi désormais dans les notes qui suivront, je mélangerai tous ces niveaux d'expression afin d'essayer de mieux faire passer ce que je ressens et mieux décrire ce que je peux vivre.
Ma langue maternelle a ceci de fabuleux qu'elle offre une infinie palette de nuances qui rendent justement possible ce perpétuel jeu de ponts entre des niveaux différents. Ainsi, je pourrai être tout à la fois littéraire et terriblement "gouailleur", sans toutefois tomber -du moins je l'espère- dans la vulgarité. Le cul, le vrai n'est jamais vulgaire.
27 janvier 2008
"Oh! Hisse! Enculé!"
Dans le monde hétéro, le terme "enculé" est considéré comme un insulte. Il désigne presque tout le temps un homme qui a trahi, qui a révélé ou vendu une information...Bref, qui n'a pas été régulier. Le mot est devenu une insulte laissant entendre que le fait de se faire enculer équivalait à une notion de soumission qu'un homme, un vrai, ne pouvait pas accepter.
Cette récupération et transformation par le filtre d'une société bien normative fait partie des choses qui me font sourire avec, je dois bien l'avouer, une pointe de mépris. Pauvres imbéciles qui dites ça à tour de bras, pour un oui ou pour un non, si vous saviez! Si vous saviez ce que désigne vraiment ce terme sous le vernis de vos fantasmes, vous seriez étonné.
Moi, je suis un enculé, et de première en plus. Pas au sens "hétéro" de l'expression dans son acception morale, non, juste au sens premier de l'acte sexuel qu'il désigne.
En plus, j'adore ça. Est-ce que cela fait de moi un sous-homme? Est-ce que, pour le coup, ma virilité naturelle en est diminuée? Je j'ai cru, un temps, mais je me suis aperçu qu'au contraire, "être un enculé" était sûrement l'une des plus belles illustrations de la masculinité.
La culture hétérosexuelle, même lorsqu'elle est bienveillante à l'égard des homos, véhicule l'idée que "celui qui fait la femme" est un être soumis, que le passif, dans le fond n'est pas un vrai mec. Ces idioties reviennent à ne voir et ne s'attacher qu'à la partie émergée de l'iceberg alors qu'on prétend en expliquer l'ensemble.
Quand j'étais adolescent, je m'étais fondu dans cette idée là. Les enculés c'était les autres, genre les Zaza Napoli et autre créatures emplumées. Les garçons qui attiraient mon regard, ces gaillards solides, eux imposaient une sorte de domination naturelle sous laquelle, paradoxalement, je prenais de plus en plus de plaisir à m'imaginer. A cette époque là, en même temps, je me rendais bien compte que mon petit trou n'était visiblement pas destiné qu'à un unique usage d'évacuation. Quand je le caressais et que je massais cette zone périnéale, les pulsions se faisaient plus fortes, les sensations plus brutes...
Après le furetage presque coupable d'une phalange, une petite voix intérieure me disait de passer enfin à quelque chose de plus consistant, à la recherche de ces sensations nouvelles à peine effleurées. En même temps, l'esprit pratique, de son côté me faisait craindre la douleur en s'évertuant à distiller dans mon cerveau qu'un trou du cul n'était programmé que pour fonctionner dans un seul sens et que je prenais le risque de le distendre au point de devenir incontinent!
J'avais tant de fois entendu autour de moi que "les pédés ont le cul tellement dilaté qu'ils chient partout " (je cite) que je n'étais pas vraiment rassuré.
Avec le recul, je me dis que dans ces cas là, la libido est la plus forte, surtout lorsqu'elle correspond à une phase d'appropriation de son identité. Elle crée des désirs qui sont plus puissants qu'une certaine forme de raison.
La bougie aux extrémités arrondies ne m'apportait pas vraiment de plaisir si ce n'est l'étonnement d'observer qu'elle me pénétrait avec une déconcertante facilité sans que je ressente de douleur particulière. M'aurait-on menti? Et si être enculé faisait du...bien?
Regaillardi par cette découverte je suis passé en peu de temps à des calibres et des formats nettement plus importants et parfois improbables. Ainsi mon cul fut-il visité par des manches d'outils divers -marteau, pioche...- des légumes du jardin -courgettes puis concombres- tous soigneusement préparés au moyen de capotes bien lubrifiées (courageux mais pas téméraire!). La jouissance résidait autant dans la stimulation que dans l'idée de faire quelque chose d'interdit, de se livrer à ce qu'on nommait facilement une perversion.
Je me suis vite rendu compte que j'entrais dans la catégorie des enculés et que le meilleur était à venir.
A cette époque là je vivais à la campagne. Difficile pour moi d'avoir accès à ce qui aurait pu continuer ma formation : presse spécialisée, sex toys... Mon premier gode, je j'ai fabriqué moi-même avec un pain d'argile que j'ai modelé, cuit puis vernis avec un gros vernis de marine. Il était massif, j'avais davantage travaillé l'épaisseur que la longueur. J'avais déjà compris que c'était surtout cette première qui comptait.
Et lorsque mon premier amant -un bel américain qui ressemblait à un libanais avec cette sensualité toute orientale- s'enfonça en moi j'eus la confirmation que désormais mon petit oeillet aurait une autre dimension que celle que la morale voulait bien lui reconnaître.
La pratique m'a aussi révélé qu'on peut être viril tout en étant un spendide enculé, que la passivité, loin du témoignage de soumission vide de sens est l'apanage du "vrai" mâle. Parce que la sodomie est un fabuleux révélateur de virilité et qu'elle possède une vertu formatrice: donner son cul, c'est accepter qu'un autre homme entre en soi, c'est accueillir sa force et (dans l'absolu) sa semence, cela revient aussi à apprendre que la soumission peut-être constructive, acceptée dans le jeu sexuel et qu'elle ne signifie pas se transformer en larve ou simple objet sexuel.
Quand un mâle me prend, je me sens encore plus masculin car il me dompte, il me fait jouir avec sa force et sa douceur...
Jusque dans les années 90, les pornos gays étaient souvent bâtis sur cette répartition des rôle un peu simpliste: le mâle dominant, super bien monté et juteur de première classe d'un côté et les acteurs passifs de l'autre. Il y avait presque même des physiques types trahissant cette répartition.
Dans les production plus récentes, américaines surtout, les choses on évolué. Les acteurs montrent de plus en plus fréquemment, sans retenue qu'ils sont aussi bien des actifs endurants que de splendides passifs fiers de leur masculinité.
Moi je suis un enculé et fier de l'être. Mais à la différence de celui des stades de foot, des cours de lycée ou des cités, je demeure régulier et fidèle à ma morale.

VO playing
07 février 2008
"Quelle est la dernière chose..."
Un copain m'envoie, l'autre jour, une copie d'un de ces tests type "questionnaire de Proust" ou autre "portrait chinois" qui font florès sur le web.
L'une des questions disait "quelle est la dernière chose que vous faites avant de vous endormir?" Je n'ai pas pu m'empêcher de sourire par cette perche -que dis-je! cette poutre- tendue. La où les plus chastes écriraient qu'ils pensent à une personne qui leur est chère, ou même qu'ils prient, moi j'aurais mis franchement: je me branle.
C'est vrai et je n'en rougis pas. Je me branle longuement, avec beaucoup de sensualité, dans mon lit, les soirs où je ne suis pas accompagné par un ou deux beaux gaillards. Ce geste fait partie de mon quotidien comme le plaisir que je me donne au réveil quand les obligations du travail ne me font pas sauter hors des draps aux aurores.
Je me masturbe depuis des années avec toujours autant de plaisir. C'est aussi le meilleur moment pour savourer un bon porno, en prendre la réelle portée et se laisser exciter par les images, fantasmer les situations.
Lorsque je suis en déplacement pour plusieurs jours, que je réside à l'hôtel ou chez des amis et quand je ne partage pas le lit de ces derniers pour une nuit aussi câline que torride, je m'accorde quand même ce temps de plaisir pendant lequel je peux ouvrir les vannes de mon imagination débridée.
Aprés que j'ai joui, que ma semence a coulé sur mes doigts et tout autour de ma queue palpitante, je la répands sur le pelage de mon ventre et je laisse faire l'ordre des choses. La chaleur de mon corps se charge d'en exhaler le parfum et le sommeil vient progressivement m'enlever aux souvenirs de la journée.
Certains peut-être pourraient trouver cet ultime geste sale. Peu importe, puisque ce sont les mêmes qui me diraient volontiers obsédé. En tout cas, je dois suffisemment bien m'y prendre car je ne tâche pas mes draps... Et puis mon sperme ne saurait finir dans un mouchoir. Il est fait pour masser les corps virils et gaver les beaux mecs.

Van Orso birthday by Terry El Luis
20 février 2008
La guerre des lettres
SSR contre BBK. Ou deux attitudes que l'on oppose beaucoup trop facilement, comme si au delà de ces lettres, toute une mentalité se trouvait résumée. Pas aussi simple.
Sexe Sans Risque contre Barebacking (comprenez: sexe non protégé). Un enjeu, la vie. Bien entendu et nulle personne sensée ne dira le contraire. Protéger ses relations sexuelles est à la fois un geste responsable et humaniste: je rassure mon partenaire et je me garantis de lui en usant d'une sécurité supplémentaire afin que mon esprit soit libre et entièrement consacré au plaisir, sans crainte.
Une sécurité qui pourtant seule ne suffit pas et c'est là que l'erreur est souvent faite, notamment par ceux qui ont élevé le SSR au statut de principe incontournable. La capote sans l'attitude qui va avec protège, certes, mais ne représente pas une barrière définitive.
En multipliant les plans furtifs entre partenaires venant d'on ne sait-où et partant pour d'autres horizons tout aussi incertains, on augmente la probabilité de contracter une IST, c'est mathématique.
Autant le préservatif a mis du temps à s'imposer, auprès des gays en particulier -pourtant dûrement touchés par l'édidémie du SIDA et sa logique de grande faucheuse-, autant j'ai parfois l'impression maintenant qu'on peut être facilement montré du doigt lorsque l'on avoue ne pas toujours pratiquer en mode SSR.
-Il faut être kamikaze! ai-je déjà entendu.
-Non, pire encore: c'est irresponsable, notamment par rapport à la société et aux gens non informés qui l'ont payé de leur vie!
Ces remarques sont exactes. En partie, tout au moins.
L'objet de cette note n'est pas de faire l'apologie du barebacking mais de dire pourquoi moi, Van Orso, sain d'esprit et de corps, j'assume fonctionner sur les deux modes, conjointement.
Les progrès de la recherche et ceux de la trithérapie ont distillé la fausse et dangereuse idée que le HIV se soigne. On a beau répéter qu'il n'en est rien, que les effets secondaires au traitement sont nombreux et souvent invalidants, l'air du temps n'est pas au maintien du sérieux nécessaire en la matière. Paradoxalement, ce sont souvent les premiers à parler de protection qui adoptent des conduites "à risques". Peut-être parce que la capote, même si elle est notre meilleure alliée, ne permet pas à l'acte sexuel de procurer son véritable effet psychologique.
Que l'on soit pénétré avec ou sans capote, du point de vue des sensations mécaniques cela ne change absolument rien. Je mets au défi quiconque de pouvoir, sans rien en percevoir autrement que par son petit trou, me dire s'il est visité par une queue recouverte ou non de latex.
Ca se joue ailleurs. Dans la représentation que l'on s'en fait. Car, même si on estime que cela paraît exagéré, un préservatif représente une barrière. Une barrière au contact direct entre les chairs, entre les fluides. Le sperme y reste prisonnier et y finit lamentablement sa course là où la nature a prévu qu'il inonde et remplisse.
La capote l'a transformé en poison potentiel... Cela se voit bien dans les pornos où, malgré une grande sensualité, le moment de l'éjaculation sur les corps, les fessiers, les visages est très souvent l'occasion de voir comment les acteurs font tout leur possible pour garder lèvres closes ou les éloigner du nectar devenu danger. Pour certains, l'exercice est particulièrement difficile car on les devine gourmands et prêts à laisser leur langue le recueillir...
Si les produtions X en bbk se développent autant et trouvent leur public, chez les bears en particulier, cela n'est pas le fait du hasard. L'homme qui aime véritablement le plaisir viril aime le sexe au naturel parce qu'il est source d'excitation cérébrale, de fantasmes.
Les temps actuels nous ont programmés à intéger la notion de protection dans nos pratiques sexuelles mais elle se fait souvent avec l'idée qu'il faut renoncer à la pleine portée du plaisir. Cette renonciation est d'autant plus dure quelle n'est pas limitée dans le temps.
Un jour on trouvera un traitement qui protègera du HIV et des IST... Un jour. En attendant, je ne peux me résoudre à l'idée de toujours devoir "m'emballer" et prendre mes distances avec la liqueur masculine pour jouir en toute quiétude...
Es-ce que pour autant je suis un kamikaze? Je ne le pense pas. Parce que cette réflexion sur le sexe au naturel pose immédiatement le problème des risques et que je pense être suffisemment bien informé pour savoir qu'ils sont réèls et qu'ils ne touchent pas que "les autres".
Cette conscience, confrontée à mon goût pour le sexe sans barrières me font chercher une voie intermédiaire afin de concilier ces lettres que j'opposais un peu plus haut: ssr contre bbk.
Au tant le dire, il n'y a pas de recette cent pour cent satisfaisante. De toute manière, pour être totalement protégé des IST, il ne faudrait pas avoir de relations sexuelles et éviter tout ce qui est de l'ordre des piqûres ou des transfusions.
La pratique du barebacking est limitée chez moi à quelques rares garçons qui ne sont jamais des partenaires passagers en ce sens que j'ai développé avec eux une réelle relation basée sur l'affectif, la confiance et sur la durée. Par ailleurs, ils sont souvent en couple ou, tout au moins, liés à une personne en particulier avec qui il m'arrive aussi d'avoir "commerce de chair" comme l'écrivait nos littérateurs d'antan. La relation de confiance se base aussi sur le fait qu'aucun n'aurait intérêt à ne pas jouer franc-jeu avec l'autre.
Ca n'est pas du calcul mais juste une recherche d'équilibre. Le sexe au naturel ne signifie pas non plus l'absence totale de capote. Je peux tout aussi bien l'employer pour une sodomie puis me délecter du foutre de mon "partenaire choisi" par la suite.
Mon fonctionnement est finalement plus "sage" que ce que pourraient laisser croire les différentes notes de ce blog qui sont autant faites de réalités que de fantasmes. La liberté que j'ai prise de pouvoir jouir de mon corps où et quand je veux me rend moins gourmand que si j'en étais privé. Ma pratique du sexe au naturel s'inscrit dans cette logique. Je sais que c'est possible dans une certaine configuration, pas dans d'autres. Mais je n'ignore pas non plus que le basculement est toujours possible, la prise de risques plus importante lors d'un moment où la raison est empêtrée dans les vapeurs du plaisir... Il serait bien présompteux de croire que l'on garde mainmise sur tout.
Je pense qu'il faudrait réfléchir à cette voie intermédiaire au lieu d'opposer systématiquement les choses dans une sorte de rigidité formatée. D'ailleurs, en y regardant de plus près, de plus en plus de studios X très virils et très hard s'y laissent volontiers aller. On peut y apprécier des séances de pilonnages intensives mais tout à fait protégées suivies d'explosions de semence masculines partagées par plusieurs bouches avides sans plus aucune retenue...
Mais peut-être suis-je par trop iconoclaste? Après tout, Van Orso est là aussi pour ça.

29 février 2008
Les Liaisons Internet 1
Je connais Lorenzo depuis quelques mois. Nous nous sommes retrouvés grâce aux bon soins d'un ami commun autour de projets artistiques. Chose qui n'est pas dans mes habitudes, c'est moi qui ai pris contact avec lui. J'avais vu quelques uns de ses autoportraits et j'en avais été troublé... Il faut dire que Lorenzo est tout à fait ce genre de beau mec qui, sans vraiment s'ignorer ou en feignant de le faire avec un certain talent, ne pense pas que son apparence puisse accrocher l'attention autour de lui. Pourtant, Dieu que ce gars est sensuel!
Il se met en scène dans des clairs-obscurs aussi impudiques qu'attirants, sans hésiter à montrer sa queue dressée, dégorgeant une abondante semence épaisse... Pas un Bear au sens habituel du terme, Lorenzo, non mais assurément un ours en devenir.
Au fil de nos échanges, j'ai pu rapidement me rende compte que cette sensualité ne s'appliquait pas qu'à son image mais habitait littéralement le fond de son esprit. Un jour, j'entrepris de lui livrer le récit de mes envies du moments que les nouvelles photos qu'il venait de m'envoyer m'inspiraient et je me lançais dans leur rédaction sur quelques paragraphes envoyés par mail.
Une réponse suivit quelques jours plus tard, dans le même ton, avec cette facilité à saisir le fil de l'histoire pour la continuer. Un véritable plaisir de se sentir ainsi sur une même longueur d'ondes, en dépit d'un fonctionnement physiologique légèrement différent (Lorenzo n'est pas aussi anal que je peux l'être).
Les échanges s'étant multipliés depuis, je lui ai proposé, il y a peu, de les faire partager aux lecteurs de ce blog en publiant des extraits choisis, à la façon de ce qu'avait fait Choderlos de Laclos avec ses fameuses "Liasons dangereuses" au XVIIIème siècle (une des oeuvres majeures, à mon sens, de ce temps). Lorenzo a accepté cette idée et il sait que je l'en remercie chaleureusement car, au fond, je pense qu'il m'aime bien...
***
De Van Orso à Lorenzo
"J'espère que tout va bien pour toi. J'imagine souvent, en ce moment, une situation particulièrement excitante où tu joues le premier rôle...
Je te coince quelque part dans un des bureaux de ton étage entre deux rendez-vous. On s'isole dans un lieu que je ferme à double tour. Là, tu te mets à quatre pattes sur une table, les cuisses suffisemment écartées pour que je puisse baisser ton pantalon et ton slip juste sous ton beau cul offert comme une fleur épanouie.
Tu n'as pas vraiment le temps de réagir que déjà je te bouffle le petit trou comme un affamé. Ma langue s'y enfonce bien car, même si tu as un réflexe de constriction, tu n'attends que ça.
Ma main va chercher tes lourdes burnes et ta queue déjà bien raide. Je les tire vers moi pour que l'étoffe les bloque et que tu ressentes ce mélange de légère douleur et de grand plaisir. Je ne résiste pas à l'envie de te sucer tandis que mon pouce s'enfonce en toi. Je t'ai pris par surprise, tu n'as pas eu le temps de protester, ma langue était déjà au fond de toi. Je sens bien qu'à ce rythme-là tu vas vite décharger...
En plus je te branle et je sais que tu es un bel étalon au jus abondant. Il faut te ménager. Je te donne une petite tape sur les fesses pour te faire signe de te rhabiller...Tu dois reprendre le boulot et moi je te "finirai" après.
Quelques heures plus tard, je te coince à nouveau. Mais tu as prévu le coup et tu m'emmènes dans un coin encore plus tranquille. C'est la fin de journée et les vestiaires d'un gymnase proche son vides. Je recommence à te bouffer le cul de la même manière. Toi, tu subis encore l'enrave de tes vêtements, alors que je suis à poil et totalement libre de mes mouvements. Ton petit trou est totalement lustré...Je joue à passer mon gland épanoui dessus en exerçant une légère pression... J'ai très envie de m'enfoncer en toi et te défoncer. Pourtant, je n'en fais rien. Tu m'offres déjà ton superbe cul et je ne veux pas trahir ta confiance quelque part. Je préfère m'occuper longuement et goulument de ta queue. Je te branle toujours jusqu'à la limite de l'explosion. Je ne veux pas que tu te touches, je veux rester maître du jeu même si je suis un tout gentil maître.
Je sais que tu vas encore me donner le meilleur de toi même et que ton foutre sera abondant et délicieux.
Et quand tu peux enfin ouvrir les vannes, en effet c'est un regal qui me coule dans la gorge et sur le menton.
Je te laisse imaginer, mon beau, comment je me répands à mon tour.
Tu vois, mon esprit te concernant ne manque pas de ressources et c'est toujours très positif."
***
De Lorenzo à Van Orso
"Et bien je pense qu'alors que je viens de tout te donner, que de ton menton perlent encore quelques gouttes de sperme qui t'ont échappées, tu t'allonges sur le dos à même le sol.
En gentil maître, tu me fais m'allonger sur toi. D'une main tu bloques mes poignets dans le dos et, de l'autre, tu saisis ta queue que tu commences à branler fermement en m'embrassant à pleine bouche.
Tu accelères et je commence à sentir, sous moi, les vibrations du plaisir qui monte, dans un râle etouffé, un peu comme un tremblement de terre sourd.
Alors, tu craches, dans des convulsions qui me feraient tomber si tu ne me tenais pas bien arrimé à toi. Je sens des jets chauds s'écraser sur mon dos, dans des gemissements puissants et virils que retient notre baiser...
Après quelques minutes, nous nous relevons ensemble et profitons de la présence des douches des vestiaires dont nous ouvrons tous les robinets, pour que la chaleur crée un épais brouillard.
Nous nous lavons mutuellement.
Ce n'est qu'en frottant nos sexes avec le savon, que l'érection apparait à nouveau...
Va-t-il donc falloir que j'aille me branler après la lecture de chacun de tes mails !?"

"Vapeurs" by HQB 07
14 mars 2008
Les Liaisons Internet 2
De Van Orso à Lorenzo:
"Tu es toujours dans mes fantasmes, au milieu d'autres gars qui me plaisent particulièrement...
En fait, tu apparaîs comme un bel étalon. Et un bel étalon, ça se dompte. Alors je viendrais te choisir, comme le fait le maquignon au milieu de bêtes puissantes. Tu serais juste un peu entravé au niveau de tes poings avec un lien plus symbolique que vraiment réel.
Je te ferais t'accouder à une barrière et ployer le buste en avant. Voulant vérifier la beauté de la bête, je relèverais ta chemise et baisserai ton pantalon de toile épaisse juste sous tes fesses pour les pétrir, envoyer ma main quérir ce qu'il y a entre tes cuisses.
Ensuite, je te ferais te pencher plus encore pour que ton beau cul s'écarte et me révèle ton petit oeillet poilu. Tes lourdes burnes apparaîtraient alors. Je me mettrai à les malaxer tout en léchant ta raie humide. Je veux goûter ce bel animal dont on m'a vanté les mérites, tester cet étalon, ce splendide reproducteur.
Je boufferais ton cul longtemps tout en te branlant. Je te sucerais aussi, toujours dans la recherche de ton animalité. Mon pouce s'enfoncerait doucement dans ton intimité pour que se révèle toute ta puissance virile. Avant de te faire jouir, j'aurais bien astiqué ma queue contre ta croupe et j'aurais répandu mon sperme entre les deux masses velues de tes fesses. Les poils en seraient collés et ton oeillet baignerait dans ma semence. Ainsi te marquerais-je comme étant l'un de mes plus beaux bestiaux puis je te ferais venir en t'encourageant.
Tu déchargerais dans mes doigts et dans ma bouche afin que je puisse goûter ta semence et être satisfait d'avoir en toi trouvé un mâle superbe...
J'imagine tout ça mon grand dans mes fantasmes, comme tout autant de tableaux ou de photos, comme un hommage à ta beauté de mec. Je te vois bien dans ce rôle de l'étalon dompté avec bienveillance. C'est particulièrement excitant..."
***
De Lorenzo à Van Orso:
"Et tu me ramenerais dans ton domaine. J'y serais accueilli, par tes autres belles bêtes, celles déjà marquées par toi. Tu me laisserais au milieu d'elles, pour qu'elles me reniflent, me lèchent, m'adoptent. Tu regarderais avec amusement ces mâles se découvrir, ces queues et ces couilles se frôler, se frotter, mouiller et durcir. Et avec la permission de ton regard approbateur, je me laisserais faire, et profiterais moi aussi de ces corps poilus et massifs, de ces queues épaisses et dressées, de ces culs virils et velus.... Et viendrait la séance d'initiation. Celle où, allongé sur une table, les bras et pieds liés en X, je serais livré aux mâles de ton domaine. Je devrais prouver que ma semence est assez riche pour que je sois reconnu digne de vivre parmi eux.
Pendant que le plus doux, s'occuperait de ma bouche en m'embrassant vigoureusement, les deux plus joueurs du groupe s'occuperaient de mes têtons avec le bout de leur langue. Le quatrième, en expert, malaxerait et boufferait goulûment ma queue dégoulinante de sa bave, et le dernier m'ayant soulevé le bassin me lècherait le cul avec gourmandise. Nous serions tous devant toi, assis nu dans ton fauteuil, les épaules recouvertes de ta peau de bête, le sexe mi-dur, une goutte d'excitation coulant de ton gland aussitôt happée par l'un des nôtres. Mon corps soumis à tous ces délices s'electriserait d'un coup, et je cracherais mon foutre à jets puissant, la tête maintenue vers toi, tes yeux plantés dans les miens, te faisant offrande de mon orgasme, de mon jus, comme jadis les Aztèques le faisaient de leur sang.
Et l'on vivrait ainsi dans ton domaine. Nus, tu gouterais notre virilité quand bon te semble, te nourrissant de notre semence à la demande, à table ou dans ta chambre, nous faisant nous aimer selon ton désir, ou choisissant celui ou ceux qui resteraient le soir dans ta chambre, pendant que les autres reposeraient leurs burnes vidées, ou continueraient à jouer en groupe...
J'ai une gaule pas possible!"
***

Self portrait by Lorenzo
29 mars 2008
Les liaisons Internet 3
De Van Orso à Lorenzo:
"J'aime vraiment beaucoup la nature de nos échanges. C'est vrai que tu fais partie des personnages qui peuplent mes fantasmes. Tu as avec eux des points communs: virilité, humanité, tendresse... J'aime à t'imaginer dans mon harem de rêve où mes gaillards sont chauds, très chauds mais surtout très humains, liés à moi et entre eux par de beaux sentiments sains et francs.
Je me délecte en te voyant entre leurs mains. Je les connais bien ils sont très entreprenants et tu te retrouves vite à les sucer gouluement l'un après l'autre. Tu es soulevé du sol par ces bras vigoureux, les mains pétrissent et carressent chaque parcelle de ton corps. Tu es dans un état de torpeur si agréable que ton érection est encore plus forte. Deux gaillards (finalement ils ne sont pas si nombreux que ça dans ce harem viril, j'ai tablé sur la qualité ;-) ) te soutiennent par les cuisses qu'ils écartent et me présentent afin que ma langue de nouveau se perde dans ton petit trou bien ouvert. Tu gémis, tu es très beau. Je vois ton dos luisant de sueur. Au même titre que j'ai répandu mon sperme entre tes belles fesses pour te montrer que je t'accueille ici, je vais te prendre tout doucement pour te remplir de me semence et te donner le meilleur de moi.
Tu es un peu tendu malgré la torpeur ambiante et je ne veux surtout pas te faire mal, alors j'y vais très progressivement tandis que mes gaillards multiplient les caresses. Il y en a même qui t'embrassent. Vos lèvres se perdent dans les barbes, les phéromones sont puissantes, excitantes...
J'ai posé ma main sur le bas de ton tos tandis que je m'enfonce en toi. Tu es d'une beauté hallucinante, tu te donnes complètement. Une main branle ta queue bien raide...Et je t'encule comme ça un long moment, je te donne toutes les choses positives et bonnes que je ressens pour toi.
Le foutre montre, il bouillonne...Je vais le larguer au plus profond de toi, te marquer comme un de mes beaux étalons. Les gars qui te portent sourient, ils bandent tous merveilleusement, je sens un grand sentiment fraternel passer entre eux...C'est sûr, ils t'ont adopté.
Je ne me retiens plus, je gueule mon plaisir pendant que je décharge en toi.
Comme à mon habitude quand je t'ecris ce genre de choses, je me branle entre deux phrases parce que ces mots sont forts, ces sensations sont puissantes. J'ai des tas d'images qui passent dans ma tête. Même si elles sont hard et très viriles, elles ne perdent en rien leur dimension affective. C'est parce que j'ai beaucoup de respect pour toi que je m'autorise à imaginer tout ça.
Et je suis très heureux de voir que tu es réceptif à ce que j'écris, que toi aussi tu joues le jeu et tu te laisses aller à m'en révéler davantage sur toi et tes envies profondes..."
De Lorenzo à Van Orso
"T'imaginer répandre ton sperme sur ton ventre en écrivant, me fait bander comme un taureau...
Mon initiation dans ton harem est donc terminée. Tu es notre maître, nos queues, nos corps, notre jus t'appartiennent et tu es libre de les réclamer quand bon te semble. A table par exemple, tu demandes régulièrement à un de tes ours d'en branler un autre, debout, pour assaisonner ton plat. Tu organises des grands jeux à gages, des pokers qui se terminent par des parties de suces, de branle et de bouffage de cul au beau milieu des cartes...
Le temps est venu pour toi de partir à ta réunion annuelle des Maîtres Ours. Tu décides de m'emmener, c'est un peu la tradition.
Tu es un des jeunes Maîtres, les autres sont plus agés, toisons et barbes sont grises, parfois blanches....Mais d'autres quadras ou quinquas laissent encore apparaître des fourrures brunes et épaisses, même si leurs crânes sont souvent dégarnis.
Nous arrivons les derniers et nous retrouvons au milieu de cinquante hommes, aux chemises à carreaux, certains en pantalons de velours, d'autres avec le sexe sorti, gobé par un des jeunes nours servant les cocktails.
L'ambiance est chaleureuse, conviviale, étrangement décontractée, voire distinguée alors que certains ont déjà répandu leur semence sur le sol ou dans quelques barbes et moustaches.
Nous passons à table. Elle est immense. Les plats sont servis par de jeunes hommes poilus, ronds et nus. On s'essuie la bouche dans les toisons à portée, en guise de serviette. Des jeunes hommes s'allongent au milieu de la table offrant a qui le veut leurs queues tendues, leurs culs poilus baignant dans les sauces. Chacun se sert, partage, rit, en tenant une bite à la main, en bouffant alternativement une raie polue et le contenu de son assiette. Ta queue est sortie et je la branle avec delectation. Elle est droite, épaisse, ornée du cockring de la confrérie, un ours en argent en guise de fermoir. Beaucoup d'hommes sont sous la table et bouffent des queues sans chercher à savoir à qui elles appartiennent. Tu ne m'autorises pas à te sucer, car tu veux que je regarde. Ma verge est tendue, je sens mon coeur battre. Mon jean me serre et me fait presque mal.
Un homme plus agé s'approche de toi. Il est grand, sa barbe blanche, son visage rond, sympathique, malgré des sourcils un peu sévères, m'évoquent curieusement le père Noël..... Il te parle à l'oreille, me regarde, tourne la tête vers un groupe d'ours plus agés assis au bar, pose sa main sur la mienne et me fait branler ta queue. Sa main est immense et recouvre la mienne. Il t'embrasse, et retourne au bar sans se retourner. C'est donc bien ça: il est le chef de la confrérie et a été ton maître, comme tu es le mien, comme je le serai un jour peut être pour quelqu'un d'autre.
Tu te penches à mon oreille et me dis: " Ursus et les anciens veulent te goûter. C'est un grand honneur d'être choisi. Tu dois me faire honneur et leur donner le meilleur de ta virilté et de ton jus d'homme. Va."
Je me lève et m'approche du bar. Un ours aux cheveux gris ouvre ma chemise, baisse mon panatalon, et soupèse mes couilles et ma queue, encore mi-dure. Des bras puissants m'entourent, je sens la flanelle de la chemise dans mon dos, les avants-bras velus sur mon ventre. je suis soulevé de terre par ces hommes mûrs et puissants. Ils sont au moins dix. Les invités se sont progressivement levés de table et forment un demi cercle autour du bar. Les sexes sont sortis, certains gouttent encore, des langues avides se jettent dessus.
les dix ours se regardent et d'un coup se jettent sur mon corps, allongé sur le bar, à bonne hauteur. Ce ne sont plus des êtres humains, j'ai l'impression d'être livré à des bêtes voraces comme des loups. Ils me dévorent, me sentent, me reniflent, me lèchent, s'insinuent partout dans le moindre repli de peau. Ils tournent, ma queue passe de bouche en bouche, mes têtons sont livrés à des langues épaisses, rapeuses. Ma bouche fouillée, ils frottent leur barbe sur mes aisselles, me tendent les bras en arrière, m'écartent les jambes et se partagent l'intérieur de mes fesses. Je suis incapable de savoir qui fait quoi. Je suis comme dans un état second. J'ai à peine la force de chercher ton regard qui acquiesce et me rassure.
J'ai l'impression de ne plus toucher le bar, mes muscles sont tendus à en faire mal, ma queue est dure comme de la pierre, mes couilles sensibles, mes têtons pointent et réclament d'autres caresses, je suis recouvert de salive, de la tête aux pieds que l'un d'entre eux me lèche orteil après orteil...
Je sens le jus monter en moi. Je suis si sensible, que je peux presque visualiser son parcours de mes couilles jusqu'au bout de ma bite.
Je commence à râler, c'est le signal. Dans une parfaite chorégraphie, je suis soulevé, deux hommes me retiennent les bras en léchant mes aisselles, deux autres gobent et titillent mes tétons, deux autres retiennent mes jambes en mordant mes cuisses en me lechant les pieds, un gobe ma queue, l'autre dévore mon petit trou, les deux derniers mordent mes flancs. Je suis secoué de spasmes, je ne peux même plus crier. Des fourmis envahissent mon corps jusqu'a chaque extremité de mes membres. Ma queue se durcit, et j'ai l'impression que mon gland éclate quand le foutre jaillit, en jets puissants, interminables.
On me repose sur le bar. Chacun des hommes me caresse affectueusement, ou m'embrasse. Le "père Noel", un filet de semence coulant encore dans sa barbe, m'enlace tendrement. La fête reprends son cours. Tu t'approches de moi et goûtes une dernière perle de mon sexe débandé. Tu me prends dans tes bras.... Je n'ai plus de forces. Nous rentrons et je m'endors dans ton lit, contre toi, dans la chaleur de tes poils, ta queue rassurante dans ma main......
Inutile de te dire que ma queue et raide et que j'aimerais entendre ta voix pour que tu me fasses décharger! "

Photo par Lorenzo
03 avril 2008
La salle du coin (1)

Van Orso sous la presse
Pas très loin de chez moi se trouve une petite salle de sport que j'avais remarquée, il y a déjà quelques années en passant devant, un peu par hasard. Installée sous un gymnase plus grand utilisé par les principales équipes des associations sportives locales, je n'y aurais pas fait attention si je n'avais pas croisé un jour le chemin d'un bien beau bébé joliment bâti qui en était sorti.
De fil en aiguille, après avoir pris quelques renseignements sur la nature des activités proposées, j'avais fini par m'y inscrire en me disant qu'après le rugby la natation et diverses choses ce pourrait être agréable de soulever de la fonte.
J'ai tout de suite été étonné par l'ambiance du lieu. Très "familiale", très masculine. Des garçons venus d'horizons différents, aux gabarits eux-mêmes variés et qui se connaissaient plus ou moins. Pourtant, rien de spécialement typé gay au demeurant. Pas de gravures de mode ou de gym queens modèle Colt. Le quartier étant populaire avec pas mal de population immigrée... Loin d'une image de Marais, en somme.
En tout cas, dès le départ, je me suis vite rendu compte que le gérant des lieux me considérait avec... bienveillance on va dire. Pas de regards lourds, non, mais plutôt ceux d'un garçon qui avais compris quelle est ma nature profonde. J'en ai conclu que nous devions la partager et que, vu le lieu et la clientèle, il fallait sans doute s'y attendre.
Je ne suis pas du style à "voir des pédés partout", ce serait même plutôt l'inverse d'ailleurs mais là, quelque chose me disait que je ne me trouvais pas en territoire hostile.
Il était évident, par ailleurs, que la structure ne bénéficiait pas d'un espace optimal. Pour tout dire, je ne trouvais pas son agencement fort judicieux. Les quelques presses, bancs et autres instruments de cardio-training donnaient l'impression d'être les uns sur les autres. Sentiment renforcé par le fait que la lumière naturelle n'entrait que par une seule façade, elle-même en vis-à-vis direct avec l'entrée d'un hall d'immeuble. Des néons lançaient une lumière crue qui faisait ressembler cet espace à une semi-cave.
Au fil des semaines et des séances d'exercices, j'ai sympathisé avec Michel, le gérant qui avait été coach privé à Paris durant quelques années. Beau mec le garçon. Pas dans mes standards a priori mais qui aurait pu faire la couverture d'un Têtu où d'une revue US.
De but en blanc, une fin d'après-midi où j'accusais une baisse de régime sur mon rameur, il vint vers moi et me demanda si j'étais bear.
Les jeux sont faits, rien ne va plus! Allons bon. Sans me défiler, je repondis que oui et que je me retrouvais particulièrement sous cette appellation, même si je n'aimais pas les étiquettes d'ordinaire.
-Ca tombe bien! Fit-il avec un grand sourire. On discute ici depuis un moment et je ne t'avais jamais posé la question... Je suis un grand fan de bears.
Le premier moment d'étonnement passé, je dis à Michel avoir bien senti, dès le départ, que son accueil avait été particulièrement sympathique avec moi...
-En fait, c'est vraiment bien que tu viennes ici parce que tu vas pouvoir me donner ton avis.
Il avait une idée qui, apparemment lui trottait dans la tête depuis un moment.
-Je voudrais faire venir davantage d'ours ici, dans ma salle. Il y a quelques gays qui sont inscrits... Le bouche-à-oreilles marche bien mais les autres snobent parce que le quartier n'est pas top. Des bears ça serait à la fois sympa avec un petit côté excitant qui me plaîrait bien. Toi qui es un ours pourrais-tu m'aider?
Evidemment, la demande m'a pour le moins vissé au sol et je crois que j'ai du partir dans un grand éclat de rire. Quelle idée! En même temps, je dois bien reconnaître que le concept a titillé mes fantasmes, suffisemment pour que j'accepte.
Visiblement Michel n'avait du monde Bear qu'une connaissance assez limitée. Je crus bon de l'aiguiller sur diverses ressources du Net afin qu'il s'en fasse une idée un peu plus précise. Je ne manquai pas de lui donner les adresses de mes propres sites. De toute façon, si nous devions "travailler" ensemble, il était bon qu'il sût à qui il avait à faire. Je lui notai même sur un Post-it l'adresse de quelques extraits du dernier porno de mon copain Terry dans lequel j'avais tourné.
On verrait bien les réactions rapidement...
05 avril 2008
Et si ça montait à la tête?
En lisant, l'autre jour, les rubriques d'un blog consacré aux coulisses du porno gay international, j'ai pu retrouver quelques interviews, plus ou moins bien traduites et restituées, de certains des étalons du moment. Des américains essentiellement, mais aussi quelques européens qui n'ont absolument rien à leur envier d'un point de vue beauté virile et puissance sexuelle.
Peu d'ours au sens classique du terme dans le lot, évidemment, mais de plus en plus de gaillards très typés, poilus, barbus, toujours excessivement tatoués (hélas!). Ces mêmes mecs qui me font jouir sans retenue quand je les vois se donner complètement dans des mises en scène aussi explosives qu'improbables.
Une chose m'a toutefois frappé: Dieu que tout ce petit monde se prend au sérieux!
Il est vrai que de l'autre côté de l'Atlantique surtout, le porno est une industrie qui mobilise une débauche de moyens et de technique autour de la moindre fellation ou du plus petit pilonnage et que tout est démesuré, à l'image des musculatures et de la taille des queues. Mais quand même!
La modestie et la simplicité ne semblent pas étouffer ce bel attelage.
Il me semble pourtant que lorsque l'on "fait du cul", même si cela devient une activité professionnelle, on ne doit pas perdre de vue la dimension du bon esprit. Il est vrai que ces gars sont des splendeurs souvent taillées pour le sexe et qu'ils connaissent leur propre valeur... Tout cela apparaît pourtant terriblement surfait, si peu raisonnable.
En auraient-ils moins s'ils relativisaient davantage les choses? Je savais le milieu du porno pas très angélique, j'ai confirmation que les acteurs eux-mêmes se pensent sortis de la cuisse de Jupiter. Ils oublient simplement qu'aussi beaux et doués qu'ils soient, ils ne sont pas comédiens au sens habituel du terme et ne peuvent, par conséquent, avoir leurs prétentions de reconnaissance et leurs éventuels caprices.
Etre fier de ce que l'on est et de ce que l'on fait tout comme être conscient du bonheur fugace que l'on peu procurer au autres -même s'il est virtuel et fabriqué- sont des pensées positives. Cependant, On donne d'autant plus de plaisir efficace que l'on sait conserver une nécessaire part d'humilité. A fortiori si l'on appartient au petit hara des plus beaux étalons du moment.
10 avril 2008
La salle du coin (2)
Les obligations du travail m'avaient retenu quelques semaines avec deux déplacements à la clé, si bien que je n'étais pas retourné dans la salle de sport depuis que j'avais communiqué à Michel, son gérant qui m'avait pris en sympathie, diverses adresses afin de le renseigner sur le monde bear.
Or, n'ayant pas spécialement obtenu de réactions de sa part par d'éventuels mails interposés, j'avais fini par me dire que son intérêt pour les ours avait peut-être été refroidi par ce que je lui avais donné à voir.
Lors de mon retour au club Michel n'était pas là, mais j'avais rapidement noté une évolution dans l'organisation de l'espace. Machines disposées plus judicieusement, tubes néons remplacés par des luminosités moins crues...Un certain mieux en tout cas. En ce début de soirée-là, le gérant revint un peu plus tard. Dès qu'il me vit, son visage s'éclaira d'un joli sourire. Il avait laissé pousser sa barbe, détail qui lui donnait un charme supplémentaire.
Il me demanda pourquoi je n'étais pas revenu plus tôt et me dit tout de go qu'il avait adoré ce qu'il avait vu sur le Net.
-Et toi, mec, tu caches bien ton jeu! Une vraie star du X! J'ai adoré ce passage où deux beaux ours s'occupent de toi... Putain qu'est-ce que t'as joui!
Intérieurement je me marrais, mais j'avais aussi un peu l'impression que tout le monde s'était mis à écouter... Bon, il n'y avait pas beaucoup de sportifs autour de nous mais tout de même! C'est vrai que cette scène du court de Terry avait été particulièrement réussie: mélange de hard et d'art et je me souviens que mon cul avait bien dérouillé. L'un de mes partenaires -Léo, j'aurais l'occasion d'en reparler- m'avait fait me lâcher au point de jouir deux fois à intervalle assez court, ce qui est rarissime chez moi.
J'ai demandé à Michel s'il en avait un peu plus appris sur le monde bear et si cela l'avait inspiré. Il me répondit que non seulement il l'avait été mais qu'il se sentait de plus en plus proche de son idée de faire de sa salle un lieu très bear friendly.
De mon côté, j'y avais aussi songé entre deux occupations et un début de projet avait fini par germer.
-Il faudrait que tu transformes tes vestiaires pour ouvrir une salle dédiée à la sensualité virile. Pas un truc glauque et mal éclairé, non. Un coin où tout serait visible avec des banquettes, des douches ouvertes pour que les garçons qui viennent ici aient envie de se laisser aller au sexe, en toute simplicité.
J'ai eu l'impression durant quelques instants d'avoir livré la recette magique. Michel demeura presque bouche bée. Je lui demandai un papier et un crayon pour matérialiser ce que j'avais imaginé. Il me fit signe de le suivre jusqu'au bureau qui faisait office d'accueil, dans un redans de l'entrée.
Je m'assis en face de lui et j'enchaînais en griffonnant.
-Tu vois, les vestiaires existants sont vastes. Pas besoin d'engager de gros travaux, tu les sépares juste en deux zones clairement définies pour que l'erreur ne soit pas possible. Ainsi les garçons qui se retrouveront dans ce nouvel espace n'y arriveront pas par hasard. Le petit plus pour faire venir les ours et leurs amateurs pourrait justement résider dans ce nouvel agencement...Sans faire fuir ta clientèle habituelle.
-Qui est surtout composée de gays, je dois dire, fit-il.
-Raison de plus pour te lancer. Il ne s'agit pas de transformer ta salle en baisodrome, juste de faire du vestiaire un lieu coquin qui va vite être connu et qui n'aura pas juridiquement changé de statut. L'endroit reste toujours une salle de sport.
-Vu où je suis placé, j'ai pas trop intérêt non plus à afficher la couleur. La racaille du coin n'est pas super fun avec les pédés. Pourtant, je peux te dire que j'en ai deux ou trois ici de petites frappes qui sont pas les dernières à se faire mettre.
-Tu as déjà eu ça?
-Oui, une espèce de petit caïd à la con qui roule des mécaniques qui vient s'entraîner parfois dans la salle. Pas méchant le garçon, mais un peu trop coincé dans son image. Eh bien, l'autre jour il était en train de se faire enfiler jusqu'à la garde par un joli malabar dans une des cabines, sous la douche.
Michel eut un petit sourire en coin. Il reprit:
Il avait bien du l'allumer et l'autre ne s'est pas démonté. D'ailleurs, je crois que tu aimerais bien le gaillard...
Je visualisais bien le scène en effet et elle commençait à titiller mon excitation.
-En tout cas, dit Michel, c'est une super idée que tu as eue là. Faut que je vois si c'est faisable d'un point de vue financier. Je suis très motivé pour créer cet aménagement.
Je lui dis que je pouvais aussi lui faire de la publicité auprès de mes copains ours de coin et d'ailleurs. Le bouche à oreilles étant un excellent réseau, autant le faire jouer.
-Et puis, quand ce sera effectif, ajouta-t-il en m'adressant un clin d'oeil, j'aimerais beaucoup que tu y tournes une bonne scène bien chaude avec ton copain réalisateur... Je serais ainsi aux premières loges!

19 avril 2008
Léo Casanova (1)
Coup de fil en fin d'après midi, il y a plusieurs mois de cela. En ligne Terry. Il est rentré de Barcelone où il a passé quelques mois pour s'accorder des vacances en France afin de revoir sa famille et ses amis. Nous discutons. C'est toujours un grand plaisir pour moi de l'entendre. Nous avons tissé une belle relation d'affection et de confiance qui dure.
-Je voulais terminer le montage des différentes scènes que nous avons tournées tous les deux avec celles que j'ai pu mettre en boîte à Barcelona mais j'ai un soucis... Un problème de cohérence par rapport à l'ensemble. Je trouve que même pour un court, enfin presque un moyen métrage d'ailleurs, la fin est un peu trop abrupte. L'idéal ce serait de tourner une dernière scène.
Terry a toujours été un passionné de cinéma un peu underground, "expérimental" comme il se plaît à le nommer. Il a imaginé très tôt des modes de réalisation, des détournements techniques permettant d'obtenir des images, des effets originaux et assez déroutants. D'autant plus déroutants qu'il a décidé un jour d'appliquer ce mode de créativité à l'autre grande passion de sa vie, les ours.
Avant Terry, je n'avais jamais rencontré de garçon aussi fasciné par ce que les gars comme moi pouvons représenter dans l'imagerie gay... A bien des égards il m'a démontré qu'être bear, au delà d'un simple physique, c'était surtout un état d'esprit.
L'idée d'arriver un jour à proposer un "produit" artistique mêlant sensualité virile et cinéma expérimental a doucement germé de notre rencontre. Lui avec son goût prononcé pour les ours et moi avec l'idée de montrer que l'art pouvait être partout, même dans la vision de deux mecs en train de faire l'amour.
-Et tu as quelque chose en tête? Lui ai-je demandé.
-Oui. Je voudrais une scène encore plus sensuelle avec toi et un mec en costard-cravate...Elle pourrait subtilement faire le lien avec d'autres passages dans le court. Es-ce que tu connaîtrais un gars dans notre esprit qui serait partant?
J'allais lui dire qu'il fallait que j'y réfléchisse quand la visage de Léo me traversa l'esprit. Léo! Une occasion rêvée...Mais je ne pouvais pas m'engager sans être sûr.
-Ca se pourrait, mais rien n'est certain... Le mieux c'est que je te tienne au courant. Je suppose que tu voudrais boucler ça rapidement?
-Avant mon retour pour Barcelona oui, ce serait l'idéal...Sinon ça reporte d'autant la sortie sur le web et je voudrais que nos premières réalisations commencent à vivre leur vie.
La simple évocation d'un possible tournage avec Léo me posa un large sourire sur le visage avec ce sentiment adolescent du fantasme à deux doigts de se réaliser. Il fallait que j'arrive à le convaincre.
Léo est un ami. Plus précisément le "mari" d'un garçon que j'aime beaucoup et qui m'a aidé à certains moments difficiles de ma vie professionnelle, Allan. C'est par lui d'ailleurs que je l'ai rencontré lors d'un dîner. Le contact est tout de suite bien passé. Il faut dire que Léo et un beau bébé, ce qui ne gâche rien à l'affaire. Originaire des Alpes, il a de l'Italie le chic vestimentaire et de ses montagnes un côté épais et viril. Poil sombre, sourcils denses, une mine faussement renfrognée qui tranche avec son côté jovial.
Pour faire simple, nous n'avons pas forcément mis très longtemps pour nous connaître de manière plus...sensuelle aussi, Allan n'étant pas le style de mec à veiller jalousement sur sa moitié du moment où leur couple ne s'en trouve pas menacé.
Et Léo est vraiment taillé pour le plaisir. Un cul superbe sur des cuisses musclées, le sexe épais et robuste, des burnes bien pleines. Un régal.
Or, lors d'une de nos discussions à bâtons rompus quelques temps auparavant autour d'un verre de blanc italien, Léo m'avait dit n'avoir aucune forme d'inhibition avec son corps ni avec son image. Il avait même ajouté avoir envisagé de faire du porno quelques années auparavant. Pour le fun et voir ce qu'il y avait de l'autre côté du miroir.
Toutefois, je relativisais en me disant aussi que tout cela ne pouvait être que pur fantasmes. Il fallait que j'en aie le coeur net sans tarder. Je lui ai donc envoyé un court mail en lui proposant de faire l'acteur et d'être mon étalon pour la séquence prévue par Terry.
Je pense que, plus que tout le reste, c'est parce que l'idée l'a amusé qu'il m'a donné son accord de principe, sous réserve qu'Allan n'y voie aucun inconvénient...

Léo Casanova
12 mai 2008
Léo Casanova (2)
Je dois dire que j'avais un grand sourire quand j'ai envoyé mon texto à l'ami Terry. Les choses s'annonçaient décidément sous leur meilleur jour.
"Tout est OK de son côté. On programme ça quand?"
Léo m'avait en effet fait savoir dans la matinée qu'il avait touché deux mots de notre projet de tournage à Allan, son mari et que celui-ci, avec un air entendu, lui avait dit de bien en profiter. Cette réaction d'ailleurs ne m'étonna pas. Allan est un garçon très fin en plus d'être intelligent. Il sait faire la part des choses et ne pas tout mélanger.
Quelques heures après l'envoi de mon message, Terry m'appella. Je le sentais enthousiaste à sa lecture. Rendez-vous fut pris pour que nous nous rencontrions tous les trois afin de mettre au point les grandes lignes de ce tournage.
Le contact passa très bien entre Léo et Terry. Au bout de quelques minutes, quand la barrière des convenances fut levée, ils entrèrent aisément dans le vif du sujet. Nous nous étions attablés à la terrasse d'un café, en ville.
-Pour la dernière scène du moyen métrage, je voudrais quelque chose qui reste très sensuel et qui soit, à la fois, efficace et direct. Sans chichis.
Je précisai à Léo la façon de procéder de Terry et son art de mélanger aspects réalistes et oniriques.
-J'ai répéré dans la zone portuaire un énorme hangar désaffecté qui comporte une sorte de patio couvert d'herbe et qui doit être en plein soleil en début d'après midi. L'idée serait de tourner là une partie de la séquence et de la continuer en intérieur après. En fait, je cherche quelque chose comme un fauteuil ou un canapé en cuir...
-J'ai ça chez moi, fit Léo. Une sorte de Chesterfield version divan.
Terry prit quelques notes sur le bloc qui ne le quittait jamais. Il se réjouit de cette possibilité. Il ajouta que ce serait bien que nous puissions boucler la totalité de la séquence en une seule journée et plutôt un dimanche pour être plus tranquilles sur le site désaffecté.
-C'est vraiment un coin reculé et abandonné mais bon, je ne veux pas prendre de risques...Histoire que nous soyons concentrés sur ce que j'ai imaginé.
Il passa une bonne heure à nous expliquer le scénario. Au fur et à mesure de son récit, je voyais le visage de Léo s'éclairer et je sentais l'excitation monter. Je ne savais pas si nous serions capables d'assurer mais, en tout cas, je jeu en valait la chandelle.
Dernière séquence.
Lumière assez crue et contours flous, comme si l'on rentrait dans un rêve. Peu à peu l'image se fait plus précise.
Gros plan sur une portière de voiture qui s'ouvre et sur deux pieds habillés d'élégantes chaussures italiennes qui se posent sur un sol sec. On devine un homme en costume. La porte claque. Au fur et à mesure que l'homme avance, le champ s'élargit. Une zone industrielle désaffectée. Le mec fait penser à un homme d'affaires. Pantalon à pinces un peu serré lui moulant les cuisses et lui faisant un beau paquet. Chemise blanche, veste ouverte et cravate à damier floral mauve ou bordeaux. Son visage apparaît peu à peu par le bas.
Léo Casanova, mine un peu renfrognée, barbe courte à peine taillé. Mal rasé en fait. Lunettes de soleil. Il se dirige vers un hangar. Il dépasse la caméra si bien qu'on le voit désormais de dos et sa démarche est assurée. Il connaît visiblement son chemin.
Plan suivant. Dans le bâtiment délabré. Il traverse une zone d'ombre et relève ses lunettes puis ralentit. Le plan montre au fond une aire où la lumière crue du jour tombe sur un corps en partie allongé.
Van Orso. Complètement nu. Juste une chemise ouverte dont les pans s'étalent autour de lui. Il est couché sur un amas de copeaux de cartons qui le surélève un peu, à la façon d'un autel sacrificiel. On le devine dans une demi torpeur. La chaleur fait perler un peu de sueur dans ses poils. Sexe qui commence à durcir enserré dans un cockring épais.
Léo Casanova s'approche. Il prend son temps. Pas d'expression sur son visage, on ne saurait dire s'il est surpris ou même excité.
Gros plan sur ses doigts ouverts qui se posent sur le torse et le ventre humides de Van Orso et qui y glissent comme s'ils étaient sur la marbre d'une table. Plan long, sensuel. Puis il s'élargit et c'est la langue de Léo qui lèche doucement la même zone.
Van orso n'ouvre pas les yeux mais il sourit. Léo continue son mouvement et descend plus bas. Dans un mouvement rapide, gourmand et presque pressé, il happe sa queue et la suce à peine quelques instants avant de lui saisir fermement les mollets, de les relever pour dégager sa raie poilue.
La caméra zoome sur ce détail avant que la langue de Léo force le petit oeillet du dormeur. Tout va vite, comme s'il y avait une sorte de frénésie et qu'il fallait se dépêcher. L'image appuie le contraste entre Léo cravaté qui lèche Van Orso goulûment et ce dernier complètement offert et impudique. Elle se focalise sur la langue et la bouche de Casanova et la suit quand elle se déplace et se pose sur celle de Van Orso.
Le plan suivant arrive tout aussi rapidement sur la braguette tendue du costume. Deux doigts la baissent avec une certaine brutalité tandis que la queue épaisse au gland luisant jaillit de l'étoffe ouverte. Van Orso est toujours allongé, il suce, il pompe à fond sans retenue, en malaxant les burnes gonflées de foutre. La séquence est courte, focalisée sur la bouche avide de l'ours couché.
On entend un râle et de longs jets de sperme dense zèbrent la barbe de Van Orso. Sa langue se tend pour recueillir le chaud nectar. Elle s'agite dans tous les sens et s'enroule autour du gland. Léo finit de jouir dans sa bouche.

Initialement, je n'aurais pas dû mener mon étalon jusqu'à l'orgasme puisqu'il n'était prévu dans cette séquence que de me filmer en train de le sucer. Mais c'était sans compter sur l'excitation du moment, démultipliée par le cadre et le contexte. Quand Terry nous fit signe que tout était bon et qu'il avait ce qui lui fallait en "boîte", j'avais encore la queue de Léo au fond de la gorge. Je l'entendis souffler.
-Attends, suis trop excité pour arrêter comme ça!
Moi aussi d'ailleurs. J'avais envie de foutre et de me faire défoncer. Même si la position sur les copeaux de cartons n'était pas très confortable.
-Ok les gars, fit Terry, faites vous du bien, je continue à tourner... ça fera des images en plus!
Je pensais qu'après tout on n'était pas non plus des pros et que le plan serait d'autant plus crédible qu'on prenait un réel plaisir à le terminer en beauté.
Léo avait dénoué sa cravate, tombé la veste et ouvert sa chemise. Il se pétrisait gaillardement les tétons en enfonçant toujours plus avant sa pine dans ma gorge.
Moi je voulais son jus. Léo Casanova fait partie de ces quelques mecs dont je ne peux me résoudre à voir la précieuse semence se perdre dans mes poils ou -sacrilège!- dans un mouchoir en papier. Je sais que la pemière fois que je me suis occupé de son beau membre, il a été un peu surpris que je le pompe jusqu'à la dernière goutte. Je l'ai rassuré en lui disant que je ne fonctionnais pas toujours ainsi. Par la suite, il s'est entièrement laissé faire pour mon plus grand plaisir.
Et là, film ou pas, safe sex ou pas, j'étais bien décidé à aller jusqu'au bout.
Au vu des rushes, nous avions bien compris que Terry n'avait rien perdu de tous les détails de cette apothéose. Je me suis toujours demandé d'ailleurs comment ce grand fan d'ours faisait pour conserver son calme, en n'ayant en tête que l'aspect technique et esthétique de ce qu'il tournait, sans se laisser distraire par ses propres pulsions, sûrement augmentées par les garçons qui baisaient sans retenue devant lui.
-Mais je ne fais pas l'impasse! M'a-t-il révélé plus tard. Ma queue est souvent bien raide et mouille le coton de mon slip mais cela fait aussi partie de mon plaisir... C'est un tout. Entre le chef d'orchestre et le voyeur en quelque sorte!
J'ai adoré la métaphore.
Une fois la belle pine de Léo entièrement léchée de sa semence, j'étais quand même à une fraction de seconde de lâcher la mienne. Me retenir fut exrêmement difficile avec troujours cette impression de basculement immiment, comme un choix qui serait à faire, quelque chose de capital, le côté obscur de la force peut-être... C'est comme si on devait remonter une pente, à bout de forces, au moment où l'option de tout lâcher, d'être libéré, séduit de plus en plus et menace de plonger dans le chaos...
Mon côté tantrique prit le dessus. Je m'économisais pour mieux exploser un peu plus tard quand nous tournerions la suite, en intérieur.
Alors que je me rhabillais en chassant les bouts de carton qui collaient à mon dos suant, j'entendis Terry demander à Léo s'il se sentait de mettre la suite en boîte dans la foulée. Il faudrait encore de la vigueur...et du foutre.
Je vis le gaillard à nouveau cravaté sourire avec un clin d'oeil.
-Pour le cul de Van Orso, il y a toujours de la bonne crème maison!
03 juin 2008
Pride
La saison des gay-prides approche. Avec elle, des cortèges d'extravagances revendicatrices ou festives. Je ne m'y reconnaîs pas forcément, mais je les considère avec bienveillance parce que sous les fards, les plumes et le cuir, il y a un réel travail entrepris depuis des années par des pionniers et de réels problèmes graves qui subsistent en matière de droit et de respect.
Je ne fais pas partie de ceux qui tirent à boulets rouges sur ces manifestations au prétexte qu'elles donnent une mauvaise image, trop débridée et chaotique, de ce qu'est un gay ou une lesbienne. C'est un argument un peu trop simpliste à mon goût même si, là encore, je trouve que les excès se révèlent être contre-productifs à la longue et que la vulgarité n'apporte rien parce qu'elle n'élève pas l'esprit.
Je n'ai pas besoin de défilés pour me sentir fier de ce que je suis. Il ne s'agit pas de fierté écrasante pour marquer une éventuelle domination sur mon semblable, non. Juste une forme de sérénité et de plénitude.
Je me sens bien dans ma peau de mec. Je suis fier d'être un mâle plein de failles et de contradictions. Un ours qui marche à l'instinct mais aussi au coeur et, surtout, à la raison.
J'ai la chance de vivre dans un contexte géo-politique où même si rien n'est jamais acquis, je ne risque pas ma vie ou ma liberté en affirmant que je suis pédé (n'ayons pas peur des mots!) et que pour rien au monde je ne changerais ma nature. Cette différence m'a construit et rendu meilleur car elle me fait voir la vie sous un autre angle, rend possible la rencontre de gens fabuleux, parfois durs mais qui me font avancer. Elle m'ouvre encore plus l'esprit.
Je me dis qu'au fond de moi, la mémoire de mes frères massacrés, ceux au triangle rose sacrifiés, survit et me donne de l'énergie comme mes ancêtres me donnent aussi un peu de la leur.
Je suis un homme, un Ours qui aime et assume le plaisir charnel qu'il prend auprès d'autres hommes, sans pudeur, sans faux semblants mais avec toujours beaucoup de respect et de tendresse. Quand on partage nos effluves comme nos semences, c'est toute cette puissante virilité qui s'exprime, dans sa dimension la plus belle et la plus complexe.
Je sais que je suis un homme, un vrai, parce que je n'ai pas besoin de dominer l'autre pour lui imposer mes désirs -si ce n'est pour le plaisir les jeux du sexe-, parce que je sais me mettre à genoux et pleurer tout comme lever des jardins, des palais vers le ciel. Ma virilité, je l'ai apprise et conquise au contact d'autres hommes, les seuls qui pouvaient me la révéler. Ceux qui me raillent ne savent pas toute la route qu'il leur reste à faire pour arriver à la hauteur de ce monde où je me trouve et que je partage avec tous ceux dont l'esprit est éclairé justement.

Léo Casanova (3)
Il n'y a pas vraiment de transition entre le premier volet de la séquence, celui tourné dans le hangar, et le second. Terry avait délibérément choisi de les faire s'enchaîner rapidement pour davantage insister sur la dimension onirique de la scène.
Un palier et une porte. La caméra est centrée sur le col de la chemise de Van Orso. On voit le pli de sa nuque et son bras qui se tend pour presser une sonnette. La porte devant laquelle il se trouve s'ouvre. Léo Casanova apparaît portant la même cravate dont le noeud est impeccable. Il a ôté sa veste. On le devine chez lui, dans un cadre familier.
Plan suivant, la même scène mais vue par les yeux de Casanova. Van Orso est en fait à poil sur la palier. Sa chemise est ouverte, assez courte et ajustée, les manches remontées. La posture fait penser à celle d'une couverture vintage de magazine gay. Il commence à bander.
Autre point de vue, les deux personnages apparaissent dans le champ. Léo attire à lui Van Orso par le cou tandis que son autre main desserre la cravate. Les visages se frôlent, les garçons se respirent. Du col, les doigts descendent le long du dos et glissent sur la raie poilue de Van Orso. Ils cherchent son petit trou, les images s'enchaînent.
Langue de Léo qui balaye goulûment le périnée. Main qui baisse furieusement la braguette de son pentalon tendu. Queue turgescente qui j'aillit et s'enfonce profondément dans le cul humide de l'ours. Gros plans puissants alternant les visages qui se hument et se lèchent avec la pine qui investit toujours plus profondément Van Orso.
Le pantalon de Casanova est juste baissé sous ses fesses dont il souligne le galbe et magnifie la puissance du mouvement de reins. Léo a tombé la chemise, sa cravate glisse sur son torse. Il a saisi la taille de Van Orso légèrement courbé devant lui et il le bourre sans retenue.
Terry avait glissé à Léo, une fois la trame répétée, qu'il voulait qu'il me baise avec toute la force dont il était capable.
-J'ai besoin que Van Orso en prenne plein le cul, que ce soit à la fois très viril, complètement impudique et, en même temps, qu'on sente de la tendresse entre ces deux personnages.
Léo s'était marré en lui demandant s'il utilisait toujours ce genre d'expressions pour motiver ses troupes.
Le scénario prévoyait que ma défonce se poursive sous différents angles sur le grand Chesterfield de cuir bordeaux du salon de Léo, mais un petit imprévu vint modifier nos plans. Finalement, ce fut une très bonne chose.
Ni Léo ni moi ne faisions semblant. Alors que je sentais mon oeillet s'ouvrir chaque fois un peu plus sous ses coups de boutoir, je commençais à jouir intérieurement et je percevais bien que lui aussi faisait monter la semence. Terry ne voulait pas que cet échauffement durât trop longtemps au risque de nous faire perdre notre self control.
Léo se retira, vira la capote dans laquelle il ne se sentait tout de même pas très à l'aise et passa dans la cuisine pour nous servir un verre frais d'un petit vin blanc italien particulièrement goûtu. Nous commençions à suer à grosses gouttes ce qui décuplait en fait l'excitation.
Terry me montra comment il voulait que me me positionne pour le plan suivant, debout, cuisses écartées contre le dossier du canapé qui occupait quasiment le centre de la pièce, buste penché au dessus, comme si je m'étais incliné pour récupérer des clés passées entre les coussins du sofa.
Mon cul ainsi offert et ouvert, Léo, son verre à la main, vint tout naturellement y coller son pubis.
-Je vois que tu as tout à fait saisi où je veux en venir, fit Terry en souriant. Mais avant, je voudrais faire quelques gros plans sur un bon bouffage. Tu lècheras donc le cul de Van Orso avant de le défoncer à nouveau, OK?
Alors qu'il donnait ces précisions je sentis la queue de mon étalon de nouveau bien tendue glisser brusquement et passer la barrière de mon oeillet anal. Il fut aussi surpris que moi de ce "dérapage":
-Ah merde, pas mis de capote!
Je m'attendais à ce qu'il se retire brutalement mais il n'en fit rien, comme paralysé.
-Un problème? Demanda Terry vaguement inquiet.
-Putain c'est trop bon... répondit le gaillard. Peux pas ressortir, il faut que je te bourre! Tiens-moi ça.
Il confia son verre à Terry stupéfait et se mit à me piner de plus belle. L'effet fut immédiat: ma queue se gonfla à me faire mal, mon coeur fit un bond dans la poitrine. Je pense qu'on a du dégager à ce moment là quelque chose de tellement fort que Terry s'est rué sur sa première caméra fixe montée sur un trépied pour la remettre en route et prendre, au passage, la petite digitale qu'il utilisait pour tourner autour de nous, suivre nos mouvements.
Durant un instant, je crois bien que nous avons perdu la notion du temps.
Léo me pinait et moi je gueulais franchement de plaisir. J'avais envie de m'ouvrir encore plus, je voulais de la bite et du foutre. Je branlais ma queue, pinçais mes tétons. La sueur coulait sur mon torse et mon visage. A plusieurs reprises, je changeai de position sur ce canapé pour mieux voir Léo me donner des coups de reins à la façon d'un reproducteur. J'avais mal au cul mais j'en voulais encore plus. Les veines de mon sexe palpitaient comme si elles allaient céder sous la pression. Je m'en foutais. Je ne saurais bien décrire ce que j'ai ressenti alors. Ca n'était pas une nouveauté non mais, dans ce contexte original, il y avait quelque chose d'irréel.
Terry passait parfois dans mon champ de vision et j'entendais ses directives de loin:
-Ecarte-toi plus...Oui, montre moi ta grosse queue bien raide...C'est ça!
Ses mots piquaient mon imagination.
Il était clair que Léo, complètement esclave du plaisir et des sensations n'arriverait pas à se retenir de décharger. D'un point de vue purement artistique et pour la portée des images, qu'il me remplisse n'avait pas d'intérêt. Il fallait que le film montre sa semence se répandre sur moi de manière totalement impudique, cela fait partie du jeu de la pornographie. L'éjaculation, d'ailleurs, promettait d'être particulièrement puissante, même si l'étalon avait déjà vidé ses belles couilles dans ma bouche en début d'après-midi.
-Quand tu sens que tu vas venir, souffla Terry, arrange-toi pour en mettree encore plein la gueule de Van Orso. Je veux un truc géant!
Et moi je n'attendais que ça, je dois bien le dire.
Plan rapproché. Van Orso a saisi la queue de Léo Casanova qui a posé ses deux main au bas de son dos pour accentuer la cambrure de ses fesses et la turgescence de son pilon. On dirait que l'ours est un assoiffé qui attend le précieux liquide qu'il fait monter en alternant une vigoureuse masturbation aux mouvements de sa bouche.
Le foutre commence à jaillir en grosses larmes. Elles recouvrent la barbe de Van Orso, glissent entre ses doigts comprimés autour de la hampe veineuse. Sa langue se positionne juste sous le gland pour ne rien perdre. On sent de la gourmandise et une desinhibition totale. Râles virils, mots chuchotés.
Plan suivant, rapproché, presque rectangulaire partant du front de Van orso jusqu'aux burnes de Léo. On comprend que le premier est assis sur les cuisses du second, face caméra, et qu'il se fait enculer jusqu'à la garde. Le torse et le ventre de l'ours occupent tout l'espace, son poil est mouillé. Une main branle activement sa queue. Foutre très blanc qui coule comme d'une fontaine et que la main étale sur la fourrure alentours.
Bien qu'ayant joui une deuxième fois avec toujours autant de puissance, Léo était encore passablement excité quand Terry me fit asseoir sur sa pine, face à la caméra. Il voulait que ce soit Casanova qui me branle et me fasse venir. Là, je me sentais tellement chaud que j'étais absolument sûr de décharger tout ce que j'avais au fond des bourses malgré la position pas des plus confortables. Mes cent kilos commencaient un peu à peser sur le ventre de mon actif.
J'avais le visage plein de foutre. Or, pour la logique du montage final il fallait qu'il n'apparaîsse pas. Terry pris un kleenex et m'essuya. Le parfum fort de la semence de Léo lustrant les poils de ma barbe m'excita davantage. Il eut à peine le temps de reprendre sa caméra que j'ouvrais déjà les vannes...

15 juillet 2008
Leo Casanova (4), le raccord
Je voyais Terry se gratter la tête en regardant défiler les images en accéléré. Sur l'écran de la télévision où il avait branché les câbles de sa caméra digitale, la scène torride qu'il avait tournée peu de temps auparavant prenait une nouvelle dimension. A la fois amusante et déjà...sérieuse.
Au passage, je me trouvais toujours aussi disgracieux dans certaines positions. Comme quoi, la dichotomie entre l'image du corps idéal et celle du corps réel, malgré la thérapie de la photographie suivie à hautes doses, persistait.
Léo avait filé sous la douche et j'attendais qu'il ait fini pour me rafraîchir à mon tour.
-Je vais avoir un soucis de raccord, marmonna Terry.
-Un problème?
-Oui...Enfin je ne sais pas comment je vais faire. Regarde.
Il se déplaça dans son fichier numérique à l'aide des commandes sur le boîtier de la caméra et se fixa en plusieurs endroits de la séquence tout en expliquant.
-Tu vois, on commence par une scène où on voit bien que Léo a une capote puis on enchaîne quand vous vous lâchez...sans. Dans le montage que je comtais faire, je n'avais pas zappé le latex même si le final complètement no-safe était déjà envisagé... J'ai peur que cet aspect illogique perturbe l'ensemble.
Terry avait ce côté très professionnel et parfois tâtillon qui me faisait sourire. Bien sûr que le fait de savoir qu'il était en mesure de tansformer de la pornographie en art me motivait à participer à l'aventure, bien évidemment, je n'aurais jamais eu l'idée de devenir occasionnellement acteur X si je ne croyais pas en sa démarche. Pourtant, ce qui me boostait avant tout, c'était le sexe, le plaisir de baiser avec de beaux gars sympas, des copains d'ailleurs, sans limites sinon celles du respect de l'autre et de sa dignité.
Alors, qu'il me parle de logique dans le déroulement de son film me fit sourire. Ceci dit, je pouvais bien comprendre son tracas du moment. Arriverait-il à exploiter au mieux la scène que nous venions de tourner avec toute notre fougue?
-Tu sais, mon grand, lui dis-je, je crois que les garçons qui verront ton film se foutront bien du détail de la capote...Il se pourrait même que le passage du safe au non safe soit un motif d'excitation supplémentaire.
-En fait, il ne me faudrait pas beaucoup. Juste quelques plans de transition qui pourraient rendre les choses plus claires.
-Et tu penses à quoi?
Terry replia l'écran pivotant de son appareil qu'il venait de mettre en charge sur secteur.
-Il faudrait tourner à nouveau certains passages, mais avec capote.
Ce n'est pas que l'idée ne m'enchantait guère, mais je ressentais -comment dire?- une certaine fatigue. Mon petit trou encore bien assoupli aurait certes pu accueillir un gang-bang. Mes burnes, elles, n'avaient pas vraiment rechargé les munitions et je me trouvais encore dans la phase de torpeur style "post coïtum, animal triste", pour parodier le titre d'un film.
Terry me vit dubitatif.
-T'inquiète pas, Van Orso, il ne faudrait juste refaire que certains plans. Je ne vous demanderai pas de jouir à nouveau... Et puis on peut attendre un peu. L'idéal serait quand même de mettre ça en boîte avant la fin de la journée.
-Le mieux c'est que tu expliques ça à Léo, répondis-je. Moi, je me douche et on s'organise...
Le long de la baignoire, dans la salle de bains bleue de l'appartement de Casanova, une ribambelle de gels douches alignaient des parfums aussi exotiques qu'improbables, permettant des mélanges dignes d'une pâtisserie de luxe. Ainsi je me frottais vigoureusement avec un savon parfumé à la poire. Mes doigts n'eurent aucune peine à s'enfoncer entre mes fesses pour masser en douceur mon oeillet anal que je sentais gonflé.
Finalement, malgré les picotements, je savais bien que j'avais encore envie de me faire enculer. Léo m'avait baisé sans retenue comme jamais il n'avait pu ou osé le faire auparavant et je ressentais encore ce fond d'excitation qui ne demandait qu'à ressurgir au passage d'un mot cru ou d'une caresse.
Je rejoignis les garçons tout en finissant de me sécher. Casanova s'était étendu dans le canapé et Terry devait sans doute finir de lui expliquer ce qu'il attendait de nous.
-Bon, laissa-t-il échapper dans un sourire, si j'ai bien compris, on va remettre le couvert Van Orso et je vais de nouveau te péter le cul.
Cette expression nous fit rire tous les trois. C'était tout à fait le genre de mots à employer pour relancer mon désir.
-C'est quand tu veux mon grand... Et je me mis à genoux sur la moquette pour pouvoir le sucer à nouveau.
Je n'eus pas à beaucoup insister pour sentir la jolie pine gonfler et investir progressivement plus avant ma bouche.
-Je crois que tu peux remettre ta caméra en route, murmura Léo à l'adresse de Terry, une main posée sur ma nuque pour accompagner le mouvement.
-Ok les gars c'est reparti mais n'oubliez pas la capote cette fois-ci!
Léo ne l'oublia pas et il s'acquitta comme un grand professionnel de la mission confiée par le réalisateur. Nous reprîmes quelques unes des postures que nous avions adoptées sans vraiment nous en rendre compte dans le feu de l'action. Cette deuxième séance fut davantage technique mais pas moins plaisante.
Je me demande bien comment font les hardeurs du porno pour utiliser leur sexe à la façon d'un simple outil de travail comme ils le disent souvent, en ôtant cette dimension de plaisir qui me semble pourtant fondamentale... C'est peut être pour cela que ce sont, au fond, des machines à baiser. Superbement huilées, certes, mais toujours des machines.
Lorsque la dernière prise de vue fut "en boîte", Terry nous fit signe que nous pouvions enfin souffler. Pour être franc et direct, j'avais mal au cul. Mon fondement avait encaissé en moins de trois heures plus qu'il n'avait pris durant tout le trimestre précédent. Et puis les muscles de mes cuisses commençaient à montrer quelques signes de faiblesse. En bon ours, je ne suis pas taillé pour la grande endurance physique. Il était donc temps de nous reposer.
Mais Léo, si bien parti, si vigoureux, me fit compendre qu'il comptait aller jusqu'au bout de son plaisir. Je ne me sentis pas le droit de le lui refuser. Il s'était donné à fond, m'avait réellement fait jouir. Je voulais que ce moment reste en lui gravé comme l'un des grands instants de son existence, même si, en fin de compte, il serait à jamais fugace et d'une importance toute relative...Mais quand même!
Je me trouvais sur le dos, bien calé dans le canapé, les cuisses remontées encadrant le pli velu de mon vendre. Du bout des doigts de ma main, j'arrachai le latex de la queue de Léo avant qu'elle ne me défonce à nouveau. Je visualisai son gland s'épanouir brusquement encore plus, comme un fruit sorti d'un emballage.
Le beau bourrin se pencha sur moi, je l'attirai par la nuque suffisemment près de ma bouche pour lui murmurer:
-Ok mon grand, maintenant tu vas décharger là tout au fond et me donner tout ce qui te reste dans les couilles.

20 juillet 2008
Arkubear
Le blog de Van Orso adhère au concept développé par le collectif Arkubear: quand l'art rencontre la sensualité et la sexualité bear la plus torride...
Arkublog ici.
"Porn my Bear up!"
18 août 2008
Ah si j'étais...
Trouvé sur le blog de Taj -toujours plein de surprises- ce questionnaire ma foi tout vanorsonien dont je livre ici ma propre version.
1 - Si j’étais un sous-vêtement: Assurément un jock-strap car ce slip sans fond souligne si bien les courbes viriles.
2 - Si j’étais un sextoy: Un masturbateur en forme de bouche pour passer de mains en mains, être investi par de grosses hampes veineuses et gavé de liqueur de mâle. Bref, tout ce que j'aime!
3 - Si j’étais un phantasme: Une grosse partouze sur une plage ou en bord de piscine -l'eau et le poil, c'est magique!- avec des gaillards aux burnes pleines, bien virils et totalement décomplexés.
4 - Si je devais faire l’amour avec un animal: Un ours, évidemment mais seulement si une bonne fée me promet de le transformer en Jack Radcliffe!
5 - Si je devais te dire quelque chose à l’oreille pendant qu’on fait l’amour: " Tu as pensé à couper le gaz?". Mais non, it's just a joke. L'oreille je la lèche, je ne lui parle pas dans ces circonstances...
6 - Si j’étais Clara Morgane mais avec mon cerveau actuel: Je tenterai de vivre l'expérience de Tirésias mais en essayent de mieux la finir que lui!
(La mythologie grecque raconte que Tirésias a eu la possibilité d'être tour à tout homme et femme pour tester les différences entre les sexes. Questionné par Zeus sur la capacité de jouissance de chacun d'eux, il lui dit que les femmes avaient un orgasme neuf fois plus fort que celui les hommes. Zeus s'en trouva donc confirmé dans l'idée qu'il pouvait continuer à avoir des maîtresses. Pour remercier Tirésias de sa franchise, Héra, l'épouse trompée, lui fit crever les yeux...)
7 - Si j’étais une zone érogène: Les lèvres. Un baiser langoureux et "langu" appliqué par un beau gars et je redeviens dans la minute un ours pornographique.
8 - Si j’étais un détail absolument irrésistible: Des grosses mains et des avants bras épais et poilus.
9 - Si j’avais une morale sexuelle: C'est à dire? J'en ai une: pas de sexe à tout prix ni sans sentiments (palette variée!).
10 - Si je me réveillais demain sans pénis ni vagin: Et d'une je n'ai déjà pas de vagin, et de deux il faudrait aussi supprimer les hormones et désirs qui leurs sont attachés...Alors je pense que je ferai un bond notable dans mon cycle de réincarnations pour atteindre l'Eveil... Mais quelle vie d'endive!
