Van Orso blog

Chroniques d'un Ours pornographique

15 juillet 2008

Leo Casanova (4), le raccord

Je voyais Terry se gratter la tête en regardant défiler les images  en accéléré. Sur l'écran de la télévision où il avait branché les câbles de sa caméra digitale, la scène torride qu'il avait tournée peu de temps auparavant prenait une nouvelle dimension. A la fois amusante et déjà...sérieuse.

Au passage, je me trouvais toujours aussi disgracieux dans certaines positions. Comme quoi, la dichotomie entre l'image du corps idéal et celle du corps réel, malgré la thérapie de la photographie suivie à hautes doses, persistait.

Léo avait filé sous la douche et j'attendais qu'il ait fini pour me rafraîchir à mon tour.

-Je vais avoir un soucis de raccord, marmonna Terry.

-Un problème?

-Oui...Enfin je ne sais pas comment je vais faire. Regarde.

Il se déplaça dans son fichier numérique à l'aide des commandes sur le boîtier de la caméra et se fixa en plusieurs endroits de la séquence tout en expliquant.

-Tu vois, on commence par une scène où on voit bien que Léo a une capote puis on enchaîne quand vous vous lâchez...sans. Dans le montage que je comtais faire, je n'avais pas zappé le latex même si le final complètement no-safe était déjà envisagé... J'ai peur que cet aspect illogique perturbe l'ensemble.

Terry avait ce côté très professionnel et parfois tâtillon qui me faisait sourire. Bien sûr que le fait de savoir qu'il était en mesure de tansformer de la pornographie en art me motivait à participer à l'aventure, bien évidemment, je n'aurais jamais eu l'idée de devenir occasionnellement acteur X si je ne croyais pas en sa démarche. Pourtant, ce qui me boostait avant tout, c'était le sexe, le plaisir de baiser avec de beaux gars sympas, des copains d'ailleurs, sans limites sinon celles du respect de l'autre et de sa dignité.

Alors, qu'il me parle de logique dans le déroulement de son film me fit sourire. Ceci dit, je pouvais bien comprendre son tracas du moment. Arriverait-il à exploiter au mieux la scène que nous venions de tourner avec toute notre fougue?

-Tu sais, mon grand, lui dis-je, je crois que les garçons qui verront ton film se foutront bien du détail de la capote...Il se pourrait même que le passage du safe au non safe soit un motif d'excitation supplémentaire.

-En fait, il ne me faudrait pas beaucoup. Juste quelques plans de transition qui pourraient rendre les choses plus claires.

-Et tu penses à quoi?

Terry replia l'écran pivotant de son appareil qu'il venait de mettre en charge sur secteur.

-Il faudrait tourner à nouveau certains passages, mais avec capote.

Ce n'est pas que l'idée ne m'enchantait guère, mais je ressentais -comment dire?- une certaine fatigue. Mon petit trou encore bien assoupli aurait certes pu accueillir un gang-bang. Mes burnes, elles, n'avaient pas vraiment rechargé les munitions et je me trouvais encore dans la phase de torpeur style "post coïtum, animal triste", pour parodier le titre d'un film.

Terry me vit dubitatif.

-T'inquiète pas, Van Orso, il ne faudrait juste refaire que certains plans. Je ne vous demanderai pas de jouir à nouveau... Et puis on peut attendre un peu. L'idéal serait quand même de mettre ça en boîte avant la fin de la journée.

-Le mieux c'est que tu expliques ça à Léo, répondis-je. Moi, je me douche et on s'organise...

Le long de la baignoire, dans la salle de bains bleue de l'appartement de Casanova, une ribambelle de gels douches alignaient des parfums aussi exotiques qu'improbables, permettant des mélanges dignes d'une pâtisserie de luxe. Ainsi je me frottais vigoureusement avec un savon parfumé à la poire. Mes doigts n'eurent aucune peine à s'enfoncer entre mes fesses pour masser en douceur mon oeillet anal que je sentais gonflé.

Finalement, malgré les picotements, je savais bien que j'avais encore envie de me faire enculer. Léo m'avait baisé sans retenue comme jamais il n'avait pu ou osé le faire auparavant et je ressentais encore ce fond d'excitation qui ne demandait qu'à ressurgir au passage d'un mot cru ou d'une caresse.

Je rejoignis les garçons tout en finissant de me sécher. Casanova s'était étendu dans le canapé et Terry devait sans doute finir de lui expliquer ce qu'il attendait de nous.

-Bon, laissa-t-il échapper dans un sourire, si j'ai bien compris, on va remettre le couvert Van Orso et je vais de nouveau te péter le cul.

Cette expression nous fit rire tous les trois. C'était tout à fait le genre de mots à employer pour relancer mon désir.

-C'est quand tu veux mon grand... Et je me mis à genoux sur la moquette pour pouvoir le sucer à nouveau.

Je n'eus pas à beaucoup insister pour sentir la jolie pine gonfler et investir progressivement plus avant ma bouche.

-Je crois que tu peux remettre ta caméra en route, murmura Léo à l'adresse de Terry, une main posée sur ma nuque pour accompagner le mouvement.

-Ok les gars c'est reparti mais n'oubliez pas la capote cette fois-ci!

Léo ne l'oublia pas et il s'acquitta comme un grand professionnel de la mission confiée par le réalisateur. Nous reprîmes quelques unes des postures que nous avions adoptées sans vraiment nous en rendre compte dans le feu de l'action. Cette deuxième séance fut davantage technique mais pas moins plaisante.

Je me demande bien comment font les hardeurs du porno pour utiliser leur sexe à la façon d'un simple outil de travail comme ils le disent souvent, en ôtant cette dimension de plaisir qui me semble pourtant fondamentale... C'est peut être pour cela que ce sont, au fond, des machines à baiser. Superbement huilées, certes, mais toujours des machines.

Lorsque la dernière prise de vue fut "en boîte", Terry nous fit signe que nous pouvions enfin souffler. Pour être franc et direct, j'avais mal au cul. Mon fondement avait encaissé en moins de trois heures plus qu'il n'avait pris durant tout le trimestre précédent. Et puis les muscles de mes cuisses commençaient à montrer quelques signes de faiblesse. En bon ours, je ne suis pas taillé pour la grande endurance physique. Il était donc temps de nous reposer.

Mais Léo, si bien parti, si vigoureux, me fit compendre qu'il comptait aller jusqu'au bout de son plaisir. Je ne me sentis pas le droit de le lui refuser. Il s'était donné à fond, m'avait réellement fait jouir. Je voulais que ce moment reste en lui gravé comme l'un des grands instants de son existence, même si, en fin de compte, il serait à jamais fugace et d'une importance toute relative...Mais quand même!

Je me trouvais sur le dos, bien calé dans le canapé, les cuisses remontées encadrant le pli velu de mon vendre. Du bout des doigts de ma main, j'arrachai le latex de la queue de Léo avant qu'elle ne me défonce à nouveau. Je visualisai son gland s'épanouir brusquement encore plus, comme un fruit sorti d'un emballage.

Le beau bourrin se pencha sur moi, je l'attirai par la nuque suffisemment près de ma bouche pour lui murmurer:

-Ok mon grand, maintenant tu vas décharger là tout au fond et me donner tout ce qui te reste dans les couilles.

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Posté par QB_VO à 23:48 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Putain que c'est cho !!!

Il existe un moyen de voir cette brulante vidéo ?

Bises

Posté par bastien, 22 août 2008 à 11:14

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