Van Orso blog

Chroniques d'un Ours pornographique

02 décembre 2008

L'Ours de l'Est

Ours_de_l_Est

Ours de l'Est + Qb, autoportrait

Il y a un bel ours que je n'ai plus revu depuis longtemps et qui habite là bas dans l'Est, à la frontière près du grand fleuve... Il me dit souvent de venir lui rendre une petite visite et je sais qu'il m'accueillera à bras ouverts. Je sais qu'un jour prochain, je débarquerai dans sa région. Elle est splendide, comme lui.

Je m'arrangerai pour le retrouver là où il travaille, à l'heure où ses collaborateurs partent se restaurer. Nous aurons convenu qu'il me fasse une rapide visite des lieux pour que je mette un cadre sur les anecdotes qu'il me conte parfois.

J'entrerai dans son bureau et le verrai assis dans son fauteuil à haut dossier. Il portera une chemise aux manches légèrement retroussées sur ses avants bras épais et une cravate au noeud déserré. Une fois encore, il aura impeccablement taillé son bouc, plus fourni toutefois que dans mon souvenir. Je l'imagine avec quelques années de plus mais toujours aussi beau, avec ce côté bonhomme que je lui connaissais déjà. Lui se trouve trop gros. Il a le complexe que font beaucoup d'ours qui ignorent que ce sont de véritables bombasses.

Je le découvrirai à la fois surpris et heureux de me revoir. Alors, sans lui laisser le temps de venir vers moi, je fermerai la porte du bureau. Dans mon idée, un verrou de plastique moderne y sera judicieusement placé, je le tournerai dans le même geste. Ainsi isolé et retirés durant quelques instants des choses du monde, je laisserai tomber ma sacoche sur la moquette pour aller plonger ma langue entre les lèvres du beau gaillard.

Ce baiser je l'attends depuis si longtemps.

Dans mon esprit, les flashes s'enchaînent et le suivant est d'une sensualité torride. J'ai sorti une paire de menottes de pacotille, de celles qui ne résistent pas à la moindre pression mais qui servent juste à fouetter les sens et faire semblant. Je me vois doucement entraver le bel ours en lui passant les mains derrière le dossier de son siège ergonomique. Je vois briller ses yeux sombres et ma langue se prélasse toujours sur la sienne.

J'entends un clic. Il est prisonnier. Prisonnier volontaire car le lien de pseudo métal ne résisterait pas à sa force s'il voulait s'en dégager... La position a légèrement tendu sa chemise et je perçois les volumes de son torse prendre de l'ampleur.

Sous les boutons et l'étoffe il y a toujours autant de poils. Penché sur l'ours, je déballe mon cadeau. Je sens que la chaleur de l'excitation monte en lui, sans doute aussi puissante qu'en moi. Les années l'ont rendu encore plus désirable. Je caresse, le lèche, je m'aventure toujours plus loin pour parvenir aux pointes de ses têtons. Je sais qu'il en est particulièrement sensible. Il suffit de les activer pour que toute sa sensualité contenue, canalisée par les usages, les codes sociaux, explose. Pour réveiller la bête.

Mes lèvres aspirent à tour de rôle les petits boutons érectiles. J'alterne avec leur roulement entre mes doigts. Le gaillard est à ma merci et je sais que je suis en train de faire ressortir tout ce que sa virilité a de plus beau. Il est là, puissant et offert, fort et vulnérable. Il résiste pour ne pas gémir, pour ne pas verbaliser son plaisir.

De toute façon dans les bureaux alentours, il n'y a plus personne... J'ai pu rentrer dans les locaux sans grande difficulté.

Je me suis calé à califourchon sur ses cuisses, froissant l'étoffe de son pantalon de costume. La cravate lui serre trop le cou avec la chemise ouverte. J'en defais le noeud, elle glisse sur le sol.

On n'échange pas vraiment de paroles, juste des souffles, justes des murmures. Il sait tout le bien que je pense de lui et tout le respect et l'affection profonde dont je le gratifie depuis longtemps déjà.

J'ai chaud et je bande sous la braguette à boutons de mon jean. Lui aussi. Je sens sa queue dure se déployer contre l'intérieur de ma cuisse. Ce mec est taillé pour le plaisir, je l'ai su dès le départ et là, dans cette posture, entre la résistance et la soumission, sa beauté de mec me saute au visage.

J'ouvre le reste de sa chemise sans plus attendre et je descends toujours plus bas. La barrière de la ceinture saute bientôt tandis que dans un bruit familier de fermeture éclair rapidement baissée, s'écartent les pans du pantalon.

Je pourrais me jeter sur la bosse qui tend la matière synthétique du boxer et que je baisse avec une certaine frénésie, sucer goulûment cette jolie queue jusqu'à ce qu'elle m'explose son nectar au fond de la gorge...Mais non, je veux garder cette sorte de mainmise que j'ai sur l'animal attaché à son siège. Je veux le sentir frémir et s'abandonner davantage.

Alors je le branle. Je serre bien mes doigts autout du membre chaud pour sentir le passage régulier du gland sous la peau veinée.

Le gaillard grogne pour ne pas gémir, rejette la tête en arrière et se cambre même, poussant encore plus en avant les pectoraux et sa pine dans ma main. J'ai le pouvoir de lui donner du plaisir, celui de lui permettre de matérialiser sa puissance virile. C'est comme un étalon qu'on prépare pour la saillie... Je le branle en le rendant à sa nature première de beau reproducteur. Mon autre main pétrit les burnes chaudes, je les sens pleines du foutre que je vais lui faire rendre jusqu'à la dernière goutte. Il serre les dents, respire fort et se tend. Il ne veut pas gueuler. Sans doute craint-il encore qu'on puisse l'entendre.

Je lui souffle qu'il n'y a personne, qu'il peut se lâcher, faire tomber les masques et qu'il laisse l'ours prendre le pas sur l'homme policé. Je parle avec des mots très crus, je le dompte et ça marche. La voix devient plus rauque, plus forte. Il me dit qu'il n'en peut plus, m'ordonne de continuer à le branler. Les rôles s'inversent de façon fascinante.

A moitié nu, entravé sur son fauteuil, offert comme un prisonnier, massif comme un lutteur, le beau mec mène pourtant la danse et le spectacle est splendide. Je me le repasse en tête, je le cisèle, le fais encore plus réaliste ici.

Et maintenant, je le vois jouir. La vague est montée progressivement, j'ai laissé tomber un épais filet de salive sur le gland épanoui en corolle pour le garantir contre l'échauffement de ma poigne vigoureuse. Je n'ai pas voulu retarder ce moment d'orgasme intense afin qu'il conserve tout son naturel. Et puis parce que la scène est parfaite, l'ours à l'apogée de sa beauté de mâle.

Je l'ai encouragé, flatté avec des mots, à la fois tendres et masculins, pour qu'il me donne le meilleur de lui même. Là encore, ce sont eux qui ont agi avec le plus d'efficacité sur les dernières résistances.

Le corps du gaillard s'agite de spasmes, il gueule de plus belle et balance des traits de foutre dévalant mes doigts comme une lave jaillissant d'un volcan. Les menottes n'ont pas résisté à la décharge du plaisir, elles ont volé en morceaux sur la moquette.

J'ai approché mon nez pour humer les fortes fragrances de la semence de l'ours de l'est et tendu ma langue pour ne rien en perdre. Ce sperme-la ne finira pas dans un kleenex, foi de Van Orso!

Le gaillard halète et moi, comme un chat je me pourlèche. Une fine rosée salée s'est posée sur le pelage de son ventre. Il fait chaud et je suis tendu de partout.  J'ai pris sa queue en bouche pour qu'elle y désenfle doucement.

Je sais qu'en matière de retrouvailles il y a plus conventionnel, mais avec l'ours de l'est, j'aime faire sauter le vernis des usages pour dialoguer directement avec son corps, avec son coeur.

Alors peu importe le cadre, peu importe le siège, les menottes ou pas: je sais qu'un jour prochain, je le reverrai et que cette scène-là, réaliste ou pas, ne sera qu'un prélude à une suite de plaisirs.

Posté par QB_VO à 23:41 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Absolument excellent.
La pornographie comme je l'aime.

Posté par seniorleather, 07 janvier 2009 à 15:21

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