02 décembre 2008
L'Ours de l'Est

Ours de l'Est + Qb, autoportrait
Il y a un bel ours que je n'ai plus revu depuis longtemps et qui habite là bas dans l'Est, à la frontière près du grand fleuve... Il me dit souvent de venir lui rendre une petite visite et je sais qu'il m'accueillera à bras ouverts. Je sais qu'un jour prochain, je débarquerai dans sa région. Elle est splendide, comme lui.
Je m'arrangerai pour le retrouver là où il travaille, à l'heure où ses collaborateurs partent se restaurer. Nous aurons convenu qu'il me fasse une rapide visite des lieux pour que je mette un cadre sur les anecdotes qu'il me conte parfois.
J'entrerai dans son bureau et le verrai assis dans son fauteuil à haut dossier. Il portera une chemise aux manches légèrement retroussées sur ses avants bras épais et une cravate au noeud déserré. Une fois encore, il aura impeccablement taillé son bouc, plus fourni toutefois que dans mon souvenir. Je l'imagine avec quelques années de plus mais toujours aussi beau, avec ce côté bonhomme que je lui connaissais déjà. Lui se trouve trop gros. Il a le complexe que font beaucoup d'ours qui ignorent que ce sont de véritables bombasses.
Je le découvrirai à la fois surpris et heureux de me revoir. Alors, sans lui laisser le temps de venir vers moi, je fermerai la porte du bureau. Dans mon idée, un verrou de plastique moderne y sera judicieusement placé, je le tournerai dans le même geste. Ainsi isolé et retirés durant quelques instants des choses du monde, je laisserai tomber ma sacoche sur la moquette pour aller plonger ma langue entre les lèvres du beau gaillard.
Ce baiser je l'attends depuis si longtemps.
Dans mon esprit, les flashes s'enchaînent et le suivant est d'une sensualité torride. J'ai sorti une paire de menottes de pacotille, de celles qui ne résistent pas à la moindre pression mais qui servent juste à fouetter les sens et faire semblant. Je me vois doucement entraver le bel ours en lui passant les mains derrière le dossier de son siège ergonomique. Je vois briller ses yeux sombres et ma langue se prélasse toujours sur la sienne.
J'entends un clic. Il est prisonnier. Prisonnier volontaire car le lien de pseudo métal ne résisterait pas à sa force s'il voulait s'en dégager... La position a légèrement tendu sa chemise et je perçois les volumes de son torse prendre de l'ampleur.
Sous les boutons et l'étoffe il y a toujours autant de poils. Penché sur l'ours, je déballe mon cadeau. Je sens que la chaleur de l'excitation monte en lui, sans doute aussi puissante qu'en moi. Les années l'ont rendu encore plus désirable. Je caresse, le lèche, je m'aventure toujours plus loin pour parvenir aux pointes de ses têtons. Je sais qu'il en est particulièrement sensible. Il suffit de les activer pour que toute sa sensualité contenue, canalisée par les usages, les codes sociaux, explose. Pour réveiller la bête.
Mes lèvres aspirent à tour de rôle les petits boutons érectiles. J'alterne avec leur roulement entre mes doigts. Le gaillard est à ma merci et je sais que je suis en train de faire ressortir tout ce que sa virilité a de plus beau. Il est là, puissant et offert, fort et vulnérable. Il résiste pour ne pas gémir, pour ne pas verbaliser son plaisir.
De toute façon dans les bureaux alentours, il n'y a plus personne... J'ai pu rentrer dans les locaux sans grande difficulté.
Je me suis calé à califourchon sur ses cuisses, froissant l'étoffe de son pantalon de costume. La cravate lui serre trop le cou avec la chemise ouverte. J'en defais le noeud, elle glisse sur le sol.
On n'échange pas vraiment de paroles, juste des souffles, justes des murmures. Il sait tout le bien que je pense de lui et tout le respect et l'affection profonde dont je le gratifie depuis longtemps déjà.
J'ai chaud et je bande sous la braguette à boutons de mon jean. Lui aussi. Je sens sa queue dure se déployer contre l'intérieur de ma cuisse. Ce mec est taillé pour le plaisir, je l'ai su dès le départ et là, dans cette posture, entre la résistance et la soumission, sa beauté de mec me saute au visage.
J'ouvre le reste de sa chemise sans plus attendre et je descends toujours plus bas. La barrière de la ceinture saute bientôt tandis que dans un bruit familier de fermeture éclair rapidement baissée, s'écartent les pans du pantalon.
Je pourrais me jeter sur la bosse qui tend la matière synthétique du boxer et que je baisse avec une certaine frénésie, sucer goulûment cette jolie queue jusqu'à ce qu'elle m'explose son nectar au fond de la gorge...Mais non, je veux garder cette sorte de mainmise que j'ai sur l'animal attaché à son siège. Je veux le sentir frémir et s'abandonner davantage.
Alors je le branle. Je serre bien mes doigts autout du membre chaud pour sentir le passage régulier du gland sous la peau veinée.
Le gaillard grogne pour ne pas gémir, rejette la tête en arrière et se cambre même, poussant encore plus en avant les pectoraux et sa pine dans ma main. J'ai le pouvoir de lui donner du plaisir, celui de lui permettre de matérialiser sa puissance virile. C'est comme un étalon qu'on prépare pour la saillie... Je le branle en le rendant à sa nature première de beau reproducteur. Mon autre main pétrit les burnes chaudes, je les sens pleines du foutre que je vais lui faire rendre jusqu'à la dernière goutte. Il serre les dents, respire fort et se tend. Il ne veut pas gueuler. Sans doute craint-il encore qu'on puisse l'entendre.
Je lui souffle qu'il n'y a personne, qu'il peut se lâcher, faire tomber les masques et qu'il laisse l'ours prendre le pas sur l'homme policé. Je parle avec des mots très crus, je le dompte et ça marche. La voix devient plus rauque, plus forte. Il me dit qu'il n'en peut plus, m'ordonne de continuer à le branler. Les rôles s'inversent de façon fascinante.
A moitié nu, entravé sur son fauteuil, offert comme un prisonnier, massif comme un lutteur, le beau mec mène pourtant la danse et le spectacle est splendide. Je me le repasse en tête, je le cisèle, le fais encore plus réaliste ici.
Et maintenant, je le vois jouir. La vague est montée progressivement, j'ai laissé tomber un épais filet de salive sur le gland épanoui en corolle pour le garantir contre l'échauffement de ma poigne vigoureuse. Je n'ai pas voulu retarder ce moment d'orgasme intense afin qu'il conserve tout son naturel. Et puis parce que la scène est parfaite, l'ours à l'apogée de sa beauté de mâle.
Je l'ai encouragé, flatté avec des mots, à la fois tendres et masculins, pour qu'il me donne le meilleur de lui même. Là encore, ce sont eux qui ont agi avec le plus d'efficacité sur les dernières résistances.
Le corps du gaillard s'agite de spasmes, il gueule de plus belle et balance des traits de foutre dévalant mes doigts comme une lave jaillissant d'un volcan. Les menottes n'ont pas résisté à la décharge du plaisir, elles ont volé en morceaux sur la moquette.
J'ai approché mon nez pour humer les fortes fragrances de la semence de l'ours de l'est et tendu ma langue pour ne rien en perdre. Ce sperme-la ne finira pas dans un kleenex, foi de Van Orso!
Le gaillard halète et moi, comme un chat je me pourlèche. Une fine rosée salée s'est posée sur le pelage de son ventre. Il fait chaud et je suis tendu de partout. J'ai pris sa queue en bouche pour qu'elle y désenfle doucement.
Je sais qu'en matière de retrouvailles il y a plus conventionnel, mais avec l'ours de l'est, j'aime faire sauter le vernis des usages pour dialoguer directement avec son corps, avec son coeur.
Alors peu importe le cadre, peu importe le siège, les menottes ou pas: je sais qu'un jour prochain, je le reverrai et que cette scène-là, réaliste ou pas, ne sera qu'un prélude à une suite de plaisirs.
01 février 2009
Van Orso sur X-Tubes

Là où certains ouvrent un profil sur le fameux Facebook pour avoir des taaaaas d'amis, moi, je me suis contenté d'un endroit beaucoup plus confidentiel -quoique!- et sans détours, X Tubes.
Des photos et quelques vidéos de l'ours y sont visibles pour, je l'espère, votre plus grand plaisir. Car l'animal ne fait pas que relater ses aventures ici, il se montre aussi davantage, là-bas!
www.xtubes.com profil "vanorso" dans le moteur de recherche interne.
09 mars 2009
PC sécurité

Gaël est un contact du net que je vois de temps en temps. Un genre de bombasse à tourner du porno du soir au matin tant il respire la robustesse et la virilité. Une sorte de Clint Taylor pour ceux qui connaissent, avec toujours un côté à la fois grave et pétillant dans le regard.
Aprés des études assez longues dans une domaine de pointe qui m'est apparu si compliqué que j'en ai perdu l'intitulé exact, il a enchaîné les petits boulots pour assurer son quotidien avant de décrocher le contrat idéal qui, selon lui, ne manquerait pas de venir un jour.
L'optimisme du garçon est un véritable bonheur.
L'autre jour -c'était en fin d'année dernière, au moment des fêtes-, il m'apprend qu'il a été rengagé pour assurer un rôle dans lequel je ne l'aurais absolument pas imaginé, le temps de quelques week-end dans un centre commercial du coin. Jouer au Père Noël, carrément.
Sa mission: poser avec quantité de gamins défilant sur ses genoux pour un photographe. Le produit d'appel idéal pour faire venir les parents dans le grand temple de la consommation, juste avant la période chargée de fin d'année.
Evidemment, je ne me suis pas gêné pour faire quelques allusions graveleuses sur le fait qu'il préfèrerait voir défiler les papas plutôt que leur progéniture braillarde.
Comme la majorité des garçons que je côtoie et avec qui j'ai bonheur à me retrouver, Gaël est un bel épicurien qui assume une sexualité totalement débridée mais toujours très respectueuse. On a parfois eu de grandes discussions sur le fait qu'il soit bi et qu'il adore s'occuper d'un mec tout en se faisant observer de près par un couple parfaitement hétéro...
Un samedi, dans ces eaux-la, je me décide enfin à boucler mes quelques emplettes du moment afin de clôturer l'épineux dossier annuel des cadeaux de Noël. Et comme je me refuse à ce que la démarche soit un pensum, je m'arrange pour la répartir dans le temps et cibler le plus précisément possible ce que je veux. Vers midi, je me trouve à l'étage du centre commercial où Gaël est sensé jouer au gros daddy rouge. Mais le trône entouré de sapins floqués semble vide et la clientèle plus qu'éparse.
Je tente un appel via portable. La garçon est bien dans l'établissement, côté coulisses en train de se restaurer.
"A cette heure, il n'y a pas grand monde, même un samedi, me dit-il, j'ai une heure pour manger et souffler un peu. J'ai pas arrêté ce matin... Ben écoute, passe me voir. Porte B quand tu vas vers le parking...Je préviens le vigile...Tu verras, c'est un beau morceau!"
C'etait bien la première fois que je me retrouvais de l'autre côté du décor, avec toujours cette impression de pénétrer en zone mystérieuse. Le vigile, en effet, était une belle bête. Un noir africain grand et carré au visage plein, légèrement barbu. Je sentais bien que sa masse remplissait parfaitement la coupe stricte du costume cravate dont il était vêtu. Il me conduisit dans une petite pièce agrémentée d'une table dont les murs étaient couverts d'écrans de surveillance.
Gaël m'apprit que cet éndroit était une des dépendances du PC de sécurité et qu'il servait aussi accessoirement de salle de repos.
Je dois dire que j'ai été saisi quand j'ai revu le gaillard. Toujours aussi beau, avec cependant un petit quelque chose en plus de terriblement sexy qui sautait immédiatement aux yeux dans la tenue. Il avait ôté son bonnet rouge et certainement le postiche qui lui servait de chevelure ainsi que de longue barbe mais il avait gardé sur lui le manteau dont il avait retroussé les manches. Il était largement ouvert et je vis qu'il ne portait rien dessous. Les poils noirs de son torse présentaient un contraste saisissant avec le rouge de l'étoffe synthétique.
Je ne saurais dire si l'effet était recherché ou issu du hasard, mais le pantalon du costume paraissait tellement ajusté qu'il lui moulait tout ce qui fallait là où il le fallait.
-Et tu prends la pause avec les gamins dans cette tenue? Fis-je à la limite de la stupéfaction tant j'avais imaginé quelque chose de plus...sobre.
Gaël sourit largement.
-Il fait une chaleur de dingue la dessous! Et puis tu ne me vois pas avec la barbe. C'est encore pire! Une fois le manteau fermé, on ne voit plus rien en fait.
-Ouais, peut-être mais côté pantalon, excuse-moi, c'est un appel au vice!
-Bah c'est vrai qu'il est serré...Mais bon, le photographe est un peu allumé et puis je suis assis la plupart du temps.
Même assis, les fantasmes se bousculaient dans ma tête. C'était quand même très orienté gay et je me dis que le photographe en question devait au passage bien se rincer l'oeil. C'est clair qu'avec Gaël, il avait choisi une bombe.
Le vigile était lui aussi dans la pièce, assis dans un fauteuil à roulettes, passant d'un écran à l'autre. Je n'osais trop parler, ne voulant pas risquer de plonger le père Noël sexy dans l'embarras.
Gaël me mit à l'aise tout de suite en faisant les présentations.
-Lui, c'est Jean-René, dit-il, ses parents viennent du Cameroun, il a grandi en banlieue. On se connaît depuis que je fais des contrats ici, c'est à dire en gros trois ans, ponctuellement.
Je serrai la main au colosse qui esquissa un sourire et je lui dit que j'avais vécu enfant dans son pays d'origine mais que mes souvenirs étaient flous. Ce sont toujours des détails qui peuvent favoriser la prise de contact...
-On se voit pas souvent avec Jean-René, continua Gaël mais à chaque fois on rigole bien et puis...Qu'est-ce qu'on peut parler de cul, c'est dingue!
Etonnement de ma part, vaguement caché par un sourire.
-Ma foi, c'est plutôt une saine occupation, fis-je en pensant que le gaillard étant bi, il devaient surtout parler de femmes.
Penses-tu!
-Et tu sais quoi, il me disait il y a quelques minutes qu'il n'a jamais vu une baise entre mecs!
Mort de rire la chute!
-Même pas sur le net? m'étonnai-je, comme s'il s'agissait de n'importe quoi d'autre.
Le vigile ouvrit enfin la bouche.
-En fait, j'ai pas vraiment cherché.
Gaël reprit:
-Ce qui est amusant, c'est qui tu as a appelé juste à ce moment-là. Du coup, j'ai pu lui dire que j'allais revoir mon copain Van Orso qui pose pour des photographes et tourne dans des pornos gays!
Avec pareille présentation, les jeux étaient faits. J'eusse apprécié un peu plus de retenue de la part du garçon mais bon, il avait la qualité d'être direct.
-C'est pas vraiment non plus du porno... C'est plus un mélange des genres.
-Ok, en tout cas tu baises, tu te fais baiser et tu le fais bien.
-Ben écoute je suis content que ça te plaise. Le mieux c'est peut être de filer quelques liens à Jean-René, qu'il se...documente.
Le vigile semblait écouter d'une oreille distraite ce petit échange, le regard toujours rivé sur ses écrans. Il finit quand même par pivoter sur son siège pour nous faire face.
-J'ai rien contre les pédés. Chacun fait ce qu'il veut. Moi je ne le suis pas mais ça m'intrigue, voila. Je pense que des mecs doivent bien s'éclater entre eux pour qu'il y ait autant de gays.
C'était bien une réaction d'hétéro ça. Eclairée certes, mais quand même un peu à la bougie...
-Je lui disais justement, compléta Gaël, que les mecs comme toi ou moi ne sommes pas forcément étiquetable comme pédés de prime abord alors que nous le sommes...Gay ne veut pas dire efféminé, ce qui fait si peur aux hétéros.
-Je voudrais voir comment deux mecs baisent parce que je suis sûr qu'il y a des choses à en tirer.
-Peut-être déjà un changement de regard sur ce que nous sommes, dis-je en m'appuyant sur le rebord de la table. Pour le reste, sur le net tu trouveras tout ce que tu veux et Gaël saura t'aiguiller.
Je vis le père Noël sourire avec cette gueule à faire péter le box-office bear.
-Attends, tu rigoles! Van Orso est dans cette pièce, moi je dis qu'il faut lui faire une petite démo en live!
De mieux en mieux.
-S'envoyer en l'air ici? Tu rêves! C'est pas le lieu idéal...
Le vigile, presque l'air de rien indiqua qu'on pouvait fermer la porte à double tour et que personne ne venait vraiment dans cette partie du PC sécurité en tout début d'après midi.
Gaël insista.
-Ecoute grand, il me reste trois quarts d'heures, j'ai les burnes bien pleines et tu es là. Passons un bon moment, pour le fun!
Il se leva de son siège et s'approcha de moi.
-En plus je suis sur que cette tenue t'excite.
-Tu es une bombe et tu le sais, fis-je en me relevant, une main posée sur le beau cul du garçon. Tu veux du Van Orso? OK! Tu vas en avoir et je pense que ton pote vigile ne va pas regretter la petite leçon.
Je demandai au colosse noir de fermer la porte à clef et de desserrer son noeud de cravate histoire de se mettre à l'aise. Il se cala bien dans son fauteuil positionné juste en face de la table où j'invitai Gaël à se mettre à genoux, appuyé sur les coudes afin que son fessier massif occupe une bonne partie de l'espace visuel du gardien.
-Tu vois, Jean-René, le point commun qui existe entre Gaël et moi, en plus de notre préférence sexuelle comme on dit, c'est d'être des Bears, des ours. C'est à dire des mecs charpentés et poilus qui jouons beaucoup sur la virilité. Chez les gays, des garçons comme nous avons souvent fait tâche dans le tableau. Mais depuis quelques années les choses changent. Nous autres bears nous adorons la sensualité virile et quand on baise, c'est à la fois très chaud mais aussi très calin, même si je généralise.
Je fis tomber ma chemise épaisse pour montrer mon torse au vigile.
-En effet, t'es super poilu.
-De même, ce qui nous fait démarrer au quart de tour, ce sont des choses splendides comme par exemple ce large cul musclé.
Et je donnai une bonne tape sur le fessier de Gaël qui emit un murmure profond, puis d'un coup sec je baissai son pantalon rouge qui me faisait davantage penser à un haut-de-chausses médiéval.
Le cul du gaillard apparût dans toute sa splendeur velue. Son oeillet ressemblait à une petite bouche plissée attendant le baiser. Les cuisses écartées pour prendre un meilleur appui m'interdisaient de descendre le pantalon et le slip blanc qui était venu avec davantage. Pour la suite de ma démonstration, c'était amplement suffisant.
-Mate moi ça un peu... Un putain de beau cul hein? Même si tu es hétéro, il faut savoir apprécier les bonnes choses et le dire, c'est important.
Le vigile aquiesça.
-C'est clair qu'il a un beau cul...
-Et puis regarde, cette position. Elle est à la fois impudique et en même temps très virile: Gaël est un superbe mec qui le sait et qui n'a aucune honte à se montrer.
Je plongeais ma main entre ses cuisses pour saisir sa queue déjà bien rigide et la placer, pointée vers la table, de l'autre côté de la barrière que formait l'élastique du pantalon.
-Il sait que tu le mates, il sait aussi que je vais lui bouffer le cul et ça l'excite. Tu vois, il bande déjà et ce salaud a une sacrée queue.
Dès le départ j'avais pris le parti d'être le meilleur pédagogue possible car ça n'était pas tout les jours que je faisais pareille prestation devant un mâle hétéro, pas inintéressant au passage. Je voulais donc un peu d'interactivité. Je poursuivis.
-Alors ça t'inspire quoi jusqu'ici?
Jean-René ne paraissait pas spécialement mal à l'aise.
-De la curiosité... C'est un peu surréaliste pour moi cette situation mais elle a un côté...excitant.
Gaël se manifesta:
-Tu crois quand même pas que je montre mon cul à n'importe qui comme ça! Bon, ben c'est pas tout mais tu vas te décider à me bouffer le trou et me pomper la queue Van Orso? L'heure tourne et je suis excité, j'ai envie de décharger mon jus.
-Ca vient grand. Tu dois savoir, Jean-René, que les mots qu'on utilise quand on s'amuse entre ours sont très crus parce qu'ils participent au plaisir. Il ne faut pas y voir des insultes mais plutôt des compliments. Lui c'est un bourrin d'actif et moi plûtôt une grosse salope. Ca ne me gêne pas qu'on me le dise, j'aime ça.
A ce moment-là je fis tomber le jeans et le slip sur mes chevilles afin que ma queue puisse se tendre naturellement. Je me sentais tout à fait bien devant le vigile.
Je me mis à lécher l'anus du gaillard tout en le branlant d'une main. De l'autre, je commençais gentiment à m'astiquer.
-Allez grand, bouffe mon cul profond et suce-moi!
Ma langue descendit sur sa queue et alla butiner le gland bien décalotté et tendu.
La dernière fois que nous nous étions amusés ensemble, Gaël m'avait littéralement gavé de sperme et je me souvenais qu'il me l'avait dispensé plusieurs fois avec une grande générosité. A son habitude, Van Orso allait s'en donner à coeur joie.
La posture ayant été correctement exploitée au bout d'un moment, je fis signe à Gaël de s'allonger sur le dos. Dans cette position-là je pus le branler avec plus de vigueur et enfourner plus loin encore sa pine palpitante. Dès que ce fut possible, je m'adressai à nouveau au vigile qui semblait avoir de plus en plus chaud au point d'en enlever sa cravate et déboutonner son col.
-Entre autres trucs que vous ne faites jamais, vous autres les mecs à femmes, il y a le travail des tétons. Chez un homme, ca peut-être une sacrée zone érogène. Tu devrais essayer, voir si ca te fait quelque chose.
Le Père Noël de foire en était très sensible. Je passai derrière la table afin que mes burnes se posent sur son front et que mon gland atteigne sa bouche gourmande. Penché sur lui, je me mis à pétrir ses petits bouts déjà bien tannés par des heures de plaisir.
Le colosse noir semblait camper sur sa réserve tout en continuant à donner des signes d'une montée de chaleur intérieure.
-Allez vas-y essaye! Tu risques rien. Ouvre ta chemise et titille toi les tétons... En plus, je suis sur qu'ils sont superbes!
J'aurais voulu me faire enculer grave que je ne m'y serais pas pris autrement en matière de rentre-dedans. D'ailleurs Gaël le comprit et m'adressa un clin d'oeil complice entre deux coups de langue sur mon gland.
Finalement, le vigile se laissa tenter par l'expérience. Il découvrit deux beaux pecs bien ronds, plantés de petits poils frisés au milieu desquels de gros tétons pointaient au centre de larges aréoles.
-C'est ça, tu carresses doucement du bout des doigts, puis tu peux aussi pincer, mais sans te faire mal...Laisse venir.
Et je me mis à pomper mon gaillard de plus belle.
Jean-René fermait les yeux tout en avançant légèrement les lèvres et en soufflant imperceptiblement.Un signe qui ne trompait pas: il était sensible des seins. J'en étais sûr.
A mon tour je me mis à genoux sur la table en sorte que Gaël puisse enfoncer sa langue entre mes fesses humides et titiller mon petit trou. Il fallait que la suite du show fut spectaculaire et efficace. En me redressant, ma queue se tendit davantage en avant, comme si elle désignait le vigile et en particulier la belle bosse qui soulevait la toile de son pantalon.
Ne pas le brusquer. Ce mec devait avoir une pine de hardeur avec laquelle je me serais bien fait défoncer.
-Ca te plaît tout ça Jean-René?
Il murmura que ça commençait à faire son effet et qu'il appréciait bien ce qu'il voyait.
Je poursuivis avec une voix sensuelle:
-Là tu vois, Gaël est en train de me bouffer le cul. C'est un truc de dingue... On te l'a déjà fait?
-Non, jamais...
-Tu sais pas ce que tu rates mon grand! Il est en train de me le préparer parce que dans quelques minutes, il va me le bourrer avec son gros braquemart. Faudra te rapprocher si tu veux tout voir.
Les quelques scènes X que j'ai pu tourner (surtout avec Terry) m'ont appris un certain nombre de ficelles afin de rendre un épisode de sexe anal en particulier davantage visuel et efficace. Il faudrait qu'on utilise la table et sa chaise plus judicieusement. L'idée étant que je prenne appui sur son rebord, un pied posé sur la chaise positionnée juste à côté afin de m'ouvrir le cul encore plus et que Gaël, debout derrière, moi puisse le limer, à l'aise tous les deux, et permettre à notre spectateur d'apprécier l'ensemble de cette sorte de chorégraphie statique.
Pendant la mise en place, Gaël s'était aussi débarrassé de son pseudo manteau rouge fourré de blanc aux ourlets. Il était totalement nu et, comme moi, ne conservait que ses chaussettes. Totalement décomplexés, l'un comme l'autre avant de passer dans le vif de l'action, nous prîmes quand même quelques minutes pour nous rouler une profonde galoche. Petit signe de confiance mutuelle et promesse de plaisir.
Ma sacoche était posée à terre à portée de main du vigile qui ne se cachait plus vraiment pour masser son entrejambe qui devait être douloureux.
-Sois sympa, Jean-René, ouvre mon sac...Première poche...Tu dois trouver dedans une capote...File-la moi.
Je l'attrappai au vol. Avant de donner à Gaël, je me laissai glisser sur les genoux pour goûter une fois encore à la vigueur de sa merveilleuse queue.
-Putain, grand, j'ai envie de te prendre sans, murmura-t-il, mais là on est en représentation...Faut sortir le grand jeu!
J'entendis la voix du colosse noir en écho, elle aussi paraissait comme un souffle:
-Non les mecs, faites comme vous le sentez. Veux vous voir jouir.
Dis-donc, il se lâchait!
Le gaillard enfila quand même le latex que je suçais pour le lubrifier un peu -et c'est franchement degueulasse comme goût!- puis je me mis en position, le pied sur la chaise.
Jean-René s'était rapproché tout en restant bien calé dans son fauteuil, le chemise désormais un peu plus ouverte et la main serrant franchement son entrecuisse.
Gaël baise à l'image de son physique, avec un mélange de puissance et de douceur. Pour parler franc, il démonte l'arrière-train et son partenaire à intérêt d'être endurant. Mais il le fait de telle façon que même la douleur devient plaisir.
Difficile pourtant de ne pas gueuler, de ne pas lui demander de défoncer plus fort, de m'éclater le cul. Les mâles dans l'action sexuelle peuvent-être trés vulgaires, surtout quand ils se soumettent à plus viril qu'eux. Et c'est mon cas. Je n'ai pas le plaisir anal muet...
Et puis mon étalon du moment n'était pas du style à se mordre les lèvres. Parfaitement conscient de sa beauté et de sa puissance physique, il aimait en jouer verbalement.
-Tu aimes que je te pine à fond, hein salope? Van Orso est en train de se faire remplir le cul devant un hétéro ça te plaît hein? Dis-moi que ça te plait.
Evidemment je ne me fis pas prier. D'autant que Gaël s'était mis à me claquer les fesses du plat de la main pour mieux marquer sa domination. Je tournai régulièrement la tête pour jeter un coup d'oeil au vigile et à sa réaction.
Visiblement, il suait à grosses gouttes et se branlait plus ou moins sous l'étoffe de son pantalon beaucoup trop serré. Il lui fallait un coup de fouet supplémentaire pour lui faire ouvrir cette satanée braguette. Gaël le lui donna.
-T'aime ça, hein, te faire mater? Je te connais...Tu te dis que le gaillard black doit avoir une énorme bite...Tu as envie de la voir, hein?... T'as envie de la pomper à fond...
Je marmonnai quelque chose de pas très construit entre deux coups de reins et la magie de l'excitation opéra.
-Ah bordel, j'en peux plus!
Jean-René, comme pris d'une frénésie, se leva de son siège et dégrafa brutalement son pantalon. D'un doigt nerveux il libéra son sexe qui jaillit comme une matraque.
Et quelle bite! Pas énorme non, mais bien plus belle que dans les pornos que j'avais l'habitude de voir. Epaisse et entièrement veinée avec un prépuce gourmand couvrant encore une partie du gland gros comme la moitié de mon poing. Et puis surtout des couilles de taureau qui débordaient d'un slip clair...
-Waaah c'te queue! Laissai-je filer. Reste pas planté là...Viens.
Le vigile fit le tour de la table afin de se retrouver face à moi. Je ne lui laissai pas le temps de réfléchir et de risquer d'avoir de remords. Je le saisis pas les burnes et enfonçais son chibre jusqu'au fond de la gorge. Petit arrière goût légèrement râpeux en bouche. Une vraie queue d'hétéro, jamais complètement nette dans les replis, mais bon, je n'allais pas faire le difficile.
Rétrospectivement, je regrette qu'un photographe ou qu'une caméra n'aient pas été là à ce moment là parce que je suis sûr que la scène devait avoir quelque chose de...somptueux. N'ayons pas peur des mots. Deux très beaux mâles en train de piner un ours dans une salle de contrôle sur une méchante table en formica, il y avait quelque chose d'assez surréaliste.
Espèce de grognement provenant du gaillard noir. Sa main se pose sur ma tête. Les réflexes reviennent. Langue et lèvres s'activent. Je salive, je bave franchement sur ce beau sexe. Gaël bourrine par derrière et j'imagine cette pine prendre le relai. J'entends mon actif lâcher:
-Il suce bien, hein? Van Orso adore se faire baiser la gueule...Et baiser tout court aussi!
-C'est dingue, marmonne l'autre...Pas l'habitude d'être sucé comme ça...Vais pas tenir longtemps!
-Décharge pas tout de suite, grand. Il boufferait tout ton foutre.
Et je pensais en moi-même que c'était clair, que j'aurais le plus grand mal à y résister.
Gaël est très cérébral. Je l'ai déjà remarqué. Ce sont aussi des postures et des situations qui fouettent son excitation. Je ne m'attendais tout de même pas à celle-là.
-T'as envie d'essayer son cul? Proposa-t-il en s'appuyant sur le bas de mon dos.
Jean-René se retira de ma gorge brutalement. Une larme de salive coula de son gland sur le sol.
-Eh les mecs, je suis pas pédé moi, fit-il il avec ce que je compris être une pointe d'agacement.
-Ben justement, poursuivit Gaël sans se démonter. Tu n'auras peut-être plus l'occasion de te farcir un trou viril... C'est une expérience et je suis sûr que tu pourrais aimer.
-Lâche-toi mec, soufflai-je. En plus je ne me suis jamais encore fait mettre par un beau camerounais. J'ai envie de ta queue.
Joignant le geste à la parole, j'empoignai le pantalon baissé surs ses cuisses pour l'obliger à se rapprocher et investir à nouveau ma bouche.
-Si tu continues à me pomper comme ça, fit le vigile qui se tendait, je vais gicler.
-Alors prends-lui le cul!
Je crois finalement que l'apparente résistance de Jean-René n'était qu'une façon de sauver les apparences. Nous lui donnions l'occasion de tester en vrai ce qu'il avait dû toujours plus ou moins fantasmer et les pseudo barrières volaient en éclat sans avoir besoin de trop insister.
Le gaillard noir finit donc par s'enfoncer en moi et littéralement me péter le cul. Il se mit à me labourer comme une brute, comme s'il baisait sa copine. Sans doute prenait-il mon oeillet bien dilaté pour un vagin, j'en sais rien, mais il me faisait bien gueuler. Pour me calmer, Gaël me remplissait la bouche avec son chibre jusqu'au moment où il ne put plus se retenir.
-Regarde comment je vais le nourrir au bon jus, eut-il juste le temps de dire avant de tirer trois gros jets riches de nectar viril sur ma langue tendue.
Ah, ce foutre! Ce foutre que j'essayai de retenir pour ne rien en perdre...
-C'est dingue une salope pareille, entendis-je sortir de la bouche d'un Jean-René au paroxysme de l'excitation. Je pris cela comme un compliment.
J'avalai ce qui me restait en bouche et dit ce qu'il fallait pour que le vigile explose.
-Tu me démolis le cul avec ta bitasse, maintenant je veux ton jus à toi aussi.
-Allez grand, renchérit Gaël qui, bien qu'en phase descendante, aimait bien finir les choses, montre-nous comment tu décharges!
-Ouais, vous allez voir ça.
Jean-René quitta mon cul qui resta sans doute complètement béant et fit le tour de la table tout en ôtant la capote qu'il avait passée avant de me prendre. Moi aussi j'avais envie de toucher ma queue, de la faire durcir à nouveau et d'ouvrir mes propres vannes. De la position ventrale, je passai à celle allongé sur le dos. Elle me fit un bien fou, tant pour ma colonne que pour mes tripes.
Je n'avais, en fait, qu'à ouvrir la bouche pour ne rien perdre... Le gland du vigile pointa vers mes lèvres et je pus voir la main de Gaël empoigner la verge sombre et veineuse puis se mettre à la branler.
-C'est moi que vais te finir, dit-il au gardien. Fais-toi les seins et laisse-moi m'occuper du reste!
Le gaillard s'exécuta tandis qu'il lui enserrait les burnes de son autre main afin de tirer dessus.
Et moi je voyais la scène à la façon de ces caméras vagabondes qui furètent entre les cuisses des acteurs X dans les films. Une vague de chaleur intense montait, sorte de marée arrivant au galop et annonçant l'orgasme. J'attendais le signal avec, dans la tête, l'indiscible excitation cérébrale d'imaginer cet hétéro de vigile complètement dépendant des sensations que lui procurait sa queue, astiquée par un superbe mec et dont la liqueur allait être engloutie par un autre. Cette mémorable partie de cul ne changerait rien à sa vie mais, j'en étais sûr, elle ferait naître une sorte de doute dans les certitudes qu'il devait avoir depuis longtemps. Jean-René était en train de connaître un plaisir totalement inédit et nous, nous étions en train d'entr'ouvrir d'étranges portes...
Les épaisses cuisses du gardien s'agitèrent de spasmes de plus en plus marqués. Gaël branla de plus belle.
-Allez grand, décharge, encouragea-t-il, donne ta jute, montre-nous que tu es un putain de mâle.
C'est à ce moment là que la garçon qui, jusqu'à présent, s'était tout de même contenu, donna la pleine mesure de sa nature. Je l'entendis grogner comme le fait un fauve d'Afrique, avec ce bruit caverneux et sauvage trop longtemps retenu. Il s'arc-bouta sur ses cuisses et libéra un sperme bien dense, visqueux et chaud qui se déversa sur mon menton, mes lèvres et emprunta le chemin de ma langue formant une gouttière. Dieu que c'était bon! Un foutre quasiment sucré, comme un médicament pour une gorge irritée.
Gaël, concentré sur ses gestes, tenait ferme la pine du gardien pour quelle dégorge jusqu'à la dernière goutte au bon endroit, sans dévier.
Je ne cherchai plus à résister au besoin de me répandre à mon tour. La semence du gardien collait encore à mon palais que la mienne se libéra.
-Wow, siffla Gaël, mate-moi un peu ça! On lui a fait du bien à Van Orso vu ce qu'il nous lâche là!
-C'est trop bon...
Je n'avais pas rêvé, c'était bien Jean-René qui venait de laisser filer ces quelques mots.
Le moment de répit qui suit toujours un moment de sexe ardent fut de courte durée. Gaël jeta un coup d'oeil à l'horloge et se rhabilla prestement.
-Ouh les mecs faut que je me grouille, je vais être à la bourre!
Il enfila sont haut de chausses rouge, passa son pseudo manteau doublé de blanc et chercha du regard l'endroit où il avait abandonné bonnet et barbe postiche.
-T'aurais pas oublié de mettre ton slip? Demandai-je en riant. Je crois que tu en avais bien un tout à l'heure quand j'ai commencé notre démonstration.
Gaël m'adressa un clin d'oeil avant d'ajuster sa barbe synthétique.
-Pas besoin de slip, c'est mieux sans...Et puis ça sera notre petit secret, hein les gars?
Pour la première fois je vis le vigile sourire.
***
Je n'avais pas prévu de me retrouver à poil et collant de sperme dans le PC Sécurité d'un centre commercial en compagnie d'un grand black hétéro m'ayant défoncé copieusement. Une fois Gaël parti, je me sentis tout de même un peu gêné.
Jean-René s'était rhabillé assez rapidement, en silence et j'en fis tout autant après avoir pioché dans une boite de mouchoirs en papier posée à côté de l'ordinateur central pour éponger -ou plutôt étaler- ce qui pouvait l'être.
Je ne savais pas trop comment prendre congé. Faire comme si de rien n'était ou se montrer plus...amical? Je n'ai jamais fonctionné comme ça, arriver dans une endroit, me faire tirer et repartir presque comme un voleur.
Le vigile semblait être redevenu vigile. Visage impassible, gestes calculés. Bien loin en tout cas du gars que j'avais vu en plein orgasme moins d'un quart d'heure auparavant.
-Bon... Et bien j'y vais Jean-René, dis-je en passant ma sacoche à l'épaule. J'espère que ça t'a...plu. Passe une bonne journée.
Il détourna un instant son regard du moniteur:
-Ok. Pour sortir c'est tout droit puis à droite.
Alors que je posais ma main sur la poignée de la porte, il ajouta:
-Au fait, tu as un numéro de téléphone?
30 mai 2009
Un peu de pédagogie (1)

Nous avons beau être au XXIème siècle dans une zone de monde où, globalement, les Droits de L'Homme servent de base à l'organisation sociale et politique, en dépit des égarements, je continue à entendre et lire des horreurs sur les individus qui ont la même "orientation sexuelle" (quel terme imagé! On se croirait en agence immobilière) que moi.
Une fois n'est pas coutume dans cet espace où je conte mes aventures, je vais y faire un peu de pédagogie en partant d'une idée simple: qu'un moteur de recherche finira toujours par orienter des yeux honteux ou tout simplement paumés vers ses lignes dont l'objectif vise simplement à faire réfléchir, bousculer les idées reçues et faire réagir. C'est déjà pas si mal.
Alors, je vais donc m'adresser à toi, directement. Toi qui est arrivé à ce niveau de la note. Peut-être es tu l'un de ces garçons qui se rend compte que l'attirance qu'il a toujours ressentie pour ceux du même sexe est de plus en plus marquée et ne peut plus se justifier par l'idée de passade ou de fin d'adolescence. Tu sais que tu ne te cherches plus puisque, dans le fond, tu as trouvé ce qui te plaît vraiment.
Peut-être es-tu ce jeune majeur, ou pas encore tout à fait (auquel cas tu ne devrais pas être ici! Mais on sait bien que les interdits parentaux sont faits pour être détournés) qui ne sait pas mettre de termes sur ce qu'il ressent par rapport à son meilleur copain... Celui avec lequel tu fais du sport, tu sors en boîte ou tu dragues les filles. Celui-là même avec qui tu as développé une étonnante proximité parfois ambigüe quand vos parfums se frôlent, vos respirations sont si proches...
Peut-être encore tu es ce rigolo, hétéro pur jus qui s'encanaille sur le Web gay pour mieux te moquer de ces "tarlouzes qui s'enculent" et faire le fier au milieu de tes potes, de vrais mecs eux, comme il se doit. Tu n'oses pas leur dire que tout celà t'intrigue. Tu n'es pas forcément attiré, non. Juste intrigué. Tu voudrais en savoir davantage sur qui fait quoi, pourquoi et comment.
Eh bien ton côté voyeur va être ici amplement servi, mais toujours avec pédagogie puisque c'est mon objectif!
Qui que tu sois donc parmi ces catégories, je ferai en sorte que tu trouves ici de quoi alimenter ta réflexion et je le ferai même en plusieurs notes. C'est te dire tout l'intérêt que je porte à ta démarche.
Commençons donc par le commencement et mettons nous d'accord sur la terminologie de base.
J'utilise plus facilement le terme de gay parce qu'il est direct et linguistiquement assez neutre. En effet, le politiquement correct voudrait qu'on utilisât le mot "homosexuel". Cependant, on remarquera qu'il induit une connotation quasi médicale qui réduit l'individu à un seul fonctionnement sexuel. Dire qu'on a des amis homosexuels équivaudrait à parler d'amis agoraphobes ou kleptomanes par exemple. Nous sommes dans le même type de vocabulaire.
A l'inverse, annoncer "pédé" est tout aussi limitatif, étant donné l'étymologie même du terme pédéraste forgé au XIXème siècle (paides= enfant et Erastos= qui aime, qui forme, amateur). Or, un gay normalement constitué n'a pas plus d'attirance sexuelle pour un enfant que n'importe quel autre hétérosexuel. Sans parler de la dérive insultante qui est associée à ce mot dans le langage straight (hétéro). Pédé étant souvent accompagné ou associé au mot enculé.
L'autre avantage du mot gay réside dans le fait qu'il a une portée internationale, compréhensible dans pas mal de langues et valable pour les deux sexes. Dans notre (mauvaise) habitude à vouloir toujours franciser les termes, nous en arrivons à créer des non-sens en écrivant par exemple: une jeune femme gaie pour dire qu'elle est lesbienne. Aussi ai-je fait le choix de toujours user du mot sous sa forme anglaise: un ou une gay, des gays.
Les gays masculins cédant à une tentation très humaine ont eux-mêmes tôt fait de se catégoriser au sein de leur communauté. D'abord par jeu -pas toujours animé par un bon esprit d'ailleurs, la moquerie étant aussi une arme- puis par nécessité. Le regard de la société étant parfaitement réducteur, il a fallu affirmer quelques nuances de taille. La première tournant autour des "manières". Tous les gays ne marchent pas comme sur un podium et ne ponctuent pas leur propos de gestes pleins de grâce. De la même façon, tous ne sont pas à la pointe de la mode ou de la sophistication urbaine, tous n'habitent pas "seuls avec Maman/ Dans un très vieil appartement/ Rue Sarasate..."(Ch. Aznavour)
Pour faire simple on dira que c'est aux Etats-Unis, à la fin des années 1970 qu'est né le groupe auquel j'appartiens et qui porte le nom de bears, ours en anglais. Avec la longueur d'avance qui les caractérise -dans le meilleur coimme dans les pire- et dans le contexte communautariste de leur société, les américains ont proposé cette alternative qui nous manquait: être gay tout en restant naturel et en ne cherchant pas à affadir la virilité mais plutôt la vivre sans complexe et la mettre en avant.
La pilosité en est le premier symbole. Ainsi, si vous cherchez une peu dans la production X US "vintage" des années pré-Sida, vous verrez que le mâle est souvent moustachu et poilu. Code qui, par ailleurs, correspondait parfaitement à la mode du moment.
Bref, le zazou tiré à quatre épingle avait désormais un concurrent. En Europe et en France en particulier, il faudra attendre les années 90 pour que le modèle Bear s'installe après être toutefois passé par le filtre du sportif viril et résolument masculin.
Aujourd'hui, si la diversité dans le monde gay est mise en avant par les associations, les courants plus politiques (l'épidémie du Sida ayant rappellé à toutes les personnes douées d'un minimum d'intelligence que le virus, lui, ne fait pas de distingo), elle est loin d'être acceptées sur le terrain. L'ours est à la mode mais pas tant pour l'esprit qu'il devrait avoir -liberté, convivialité, bonhommie- que pour l'image du mâle naturel qu'il véhicule. On veut son "nounours" mais on continue à ne jurer que par l'athlète qui fait la couverture d'un magazine comme Têtu ou les corps sculpturaux des rugbymen du Stade français...
Si la devise de l'Union européenne est "Unis dans la diversité", c'est encore loin d'être le cas dans la communauté gay. Cela constitue sans doute l'une de nos principales limites et donc l'un de nos points faibles face à l'obscurantisme et aux attaques.
Suite au prochain numéro.
01 juin 2009
Un peu de pédagogie (2)
Après avoir fait un point sur la terminologie de base et recadré les choses, dans une première partie, continuons ici sans langue de bois si tu le veux bien.
Dans le monde hétéro, surtout masculin, on entend souvent cette remarque lâchée entre deux rires gras, acompagnée éventuellement d'une fausse mine de dégoût, une remarque aussi peu fondée que poétique:
"les pédés doivent avoir le cul tout distendu à force de se faire mettre!".
Mon petit trou en quasi gros plan -le plus artistique possible, tout de même...J'ai une image de marque à préserver!- ci-après devrait parfaitement illustrer le contraire, de même que mon propos. Et Dieu sait que ça n'est pas faute de me le faire explorer et pilonner.

Parlons donc ici de sodomie masculine en écho à une note que j'avais publiée il y a quelques temps sur ce même journal. Une fois encore, les propos gras sont bien trompeurs parce qu'il simplifient à l'extrême des aspects autrement plus complexes...et donc intéressants.
Commençons par le commencement en abordant d'abord le côté anatomique de la chose. L'anus se compose d'un muscle circulaire comme il en existe plusieurs dans le corps (dans le réseau digestif), le sphincter. Ce muscle est organisé pour se contracter et se dilater, action facilitée par une lubrification naturelle allant de l'intérieur de l'ampoule anale (ou rectum) vers l'extérieur afin d'évacuer les selles. Il a donc une certaine capacité d'ouverture et de rétractation, capacité qui se travaille comme se travaille tout autre muscle régulièrement sollicité.
La dilatation n'est donc pas, en soi, un problème puisqu'elle est programmée. La question porterait plutôt sur le seuil maximal. Jusqu'à quelle limite peut-on le dilater?
Le paradoxe vient du fait que la zone périnéale où se trouve l'anus soit chez l'homme en particulier très sensible à l'excitation. Etrange si on ne la considère que sous l'angle d'appareil excréteur.
De plus, le positionnement interne de la prostate (qui fournit le liquide séminal) et tel que l'organe jouxte la paroi de l'ampoule anale. Bref, un simple toucher rectal permet au praticien d'en évaluer la grosseur en cas de problèmes. Les études médicales ont montré que la sodomie agit comme un massage de la prostate, donc comme un stimulant.
Etant donné que les femmes n'ont pas de prostate ou d'organe à portée similaire placé de la même façon dans leur anatomie, la sodomie n'aurait pas le même intérêt mécanique. Pourtant, dans la production X , c'est une pratique courante parce qu'elle excite l'imaginaire masculin...Sans doute plus d'ailleurs que les fantasmes féminins.
Et c'est là que cela devient intéressant. Si l'on considère l'anus juste comme étant un point d'évacuation, on le prive de ce qui est, à mon sens, chez l'homme, son véritable intérêt: une zone fortement érogène en lien étroit avec les centres du cerveau dirigeant les hormones du plaisir et de la satisfaction (dopamine, endorphine...). Pourtant, c'est bien parce que c'est une zone considérée comme "sale", "impure" que la pratique de la sodomie a toujours été condamnée. Par ailleurs, une relation anale ne visant pas à la procréation, la morale animée par les religions a tôt fait de s'opposer à une sexualité sans objectif tangible.
Bien sur, se faire enculer n'entaîne pas de risque de distension. Le soucis viendrait plutôt de la façon de procéder et des risques liés à des micro-blessures de la muqueuse recouvrant ledit muscle.
La lubrification naturelle n'étant garantie que dans un sens, il convient avant de pénétrer de pallier cette défaillance au moyen de gels et autres préparations siliconées qui garantissent, de plus, contre un échauffement du latex du préservatif.
Par ailleurs, comme toute autre pratique sexuelle, celle-ci nécessite de la douceur, une gradation dans l'effort et du temps pour bien la posséder.
L'anatomie, on l'a vu, permet déjà de contrecarrer le postulat de base. C'est le psychisme qui va constituer la meilleure démonstation du fait que, non seulement, la sodomie virile est un vrai plaisir sain, mais qu'en plus, elle est constructive.
Sauf s'il se trouve dans une pièce équipée de miroirs ou encore de caméras, le partenaire dit passif, c'est à dire celui qui subit les assauts de son amant, ne peut pas voir la pénétration. Il la sent et la visualise, mobilisant à la fois le physique et les ressources du psychique. Ce sont ces dernières qui vont donner tout leur sens à ce plaisir.
La dilatation de l'anus, le frottement de la muqueuse contre la hampe veinée du chibre qui défonce, celui du gland contre la prostate accompagnent un véritable chambardement qui a lieu dans la tête.
Celui-ci fait voler les barrières du convenable, de l'image de soi aussi et ouvre des portes enfouies sous des tas d'interdits. L'envie de ne plus s'appartenir mais d'être à l'autre, entre le jouet et l'esclave, surgit. Celle d'une soumission presque totale également même si l'esprit résiste.
Non, je ne suis pas cette salope qui se fait trouer comme une chienne...Et pourtant si, je le suis. Et le pire c'est que j'aime ça! Je veux que le mâle qui me prend soit mon mâle, qu'il me domine totalement, qu'il me possède. Je suis à la foi moi et un autre. La sodomie a rendu la barrière freudienne du surmoi totalement perméable et mes pulsions prennent corps.
Ces sentimenets sont perçus à des degrés divers en fonction du contexte, du ou des partenaire(s), de l'importance qu'on leur accorde, certes, mais on tourne toujours autour des mêmes choses. Ce peut-être aussi l'amour qui habille cet instant de domination et de possession.
La sodomie met à jour ces méandres secrets, elle rend possible leur exploration. Evidemment, une fois l'orgasme passé, on revient à la situation de départ, mais quelque chose a irrémédiablement changé. Voila pourquoi la première sodomie est un moment capital. Ratée, elle renforce les peurs.
Dans l'imaginaire hétéro mâle, l'enculé est celui qui n'est pas vraiment un homme. Précisément parce qu'il subit un outrage. Ici encore l'erreur est grossière car, hormis dans le cas du viol où toute pénétration est ressentie comme une blessure faite à la façon d'une arme blanche, à la fois dans les chairs et dans l'esprit, si le passif se fait prendre c'est qu'il l'a choisi, qu'il le désire, parce que la sodomie le confirme dans sa propre virilité. Pas question d'insulte physique ici.
Et l'on en vient à un aspect central, celui du révélateur. Le sexe anal viril est est meilleur révélateur de sa propre virilité. C'est parce qu'un homme a fait l'expérience de ce voyage en lui même, de cet abandon qu'il prend conscience de ce qu'il peut donner à d'autres mâles, de ce qu'il peut leur révéler de leur propre personnalité.
Alors, après tout ça, tu dois te demander comment ça se passe, quasiment minute après minute, quand on se fait enculer. Je te dirais que le meilleur moyen de le savoir c'est encore de passer à l'acte. Mais je vais tenter de t'en donner un aperçu avec des mots.
D'abord il faut être en confiance, que les mains de ton partenaire se soient beaucoup posées sur toi, que tu aies pu sentir son corps contre le tien, son souffle sur ta peau. Il faut aussi qu'il ait pris le temps d'ouvrir ton petit trou en le caressant du bout des doigts ou en le léchant profondément (ne te rengorge pas, rien n'est sale dans cette pratique), que sa langue soit déjà entrée en toi afin de t'ouvrir en douceur.
Au début, tu auras peut-être un peu mal, car il faut donner le temps au muscle anal de se dilater mais si ton gars est respectueux de toi, il le sentira et adaptera son plaisir au tien. Car cette petite douleur du départ fait aussi partie du plaisir. Le lubrifiant est là pour faciliter les choses et rendre progressivement les mouvements des reins plus amples et les sensations plus agréables.
Dans les pornos, il est de bon ton que le partenaire passif développe en même temps qu'il se fait prendre une splendide érection qui peut même le mener à une éjaculation abondante. Il s'agit là de cinéma car nous n'avons pas tous cette capacité! Aussi ne t'inquiète pas si tu ne bandes pas pendant que ton cul est exploré. Ta jouissance sera alors plus intériorisée, plus psychologique et elle sera double puisqu'après cette première, tu auras tout le loisir de décharger à ton tour.
Il faut surtout que tu abordes la sodomie sans peur, avec une grande curiosité et l'envie de mieux te connaître. Elle est un jeu et un plaisir profondément masculin. Elle te permet de vivre certaines pulsions animales, de te soumettre à plus puissant, mieux monté que toi, sans honte et avec une sorte de jubilation.
Je ne cherche pas ici à te convaincre, juste à te montrer que les jugements hâtifs ne sont finalement faits que de craintes et de méconnaissance. Il en va des choses du sexe comme du reste. Si tu es capable de comprendre que deux mecs qui baisent n'est pas quelque chose "sale" ou "contre-nature", même si toi-même tu ne te sens pas concerné ni particulièrement attiré, alors ma démarche n'aura pas été inutile.
21 août 2009
Brèves de canicule
Toulouse. Il fait une chaleur étouffante. Au mois d'août c'est plutôt normal ici. Sauf que cela dure depuis trois jours et tout autant de nuits. On parle donc de canicule. la Petite chienne s'en donne à coeur joie.
L'ours m'avait fixé rendez-vous pour qu'on mange un morceau ensemble entre midi et deux. Plus de trois ans que nous ne nous étions plus revus malgré des contacts sur le net plus ou moins réguliers. La dernière fois, c'était dans un bar où nous avions pu échanger un long baiser langoureux.
Je lui avais dit: "j'ai envie de toi et tu le sais, mais je ne veux pas que ce soit du vite fait entre deux portes ou dans la moiteur d'un sauna". Il s'en souvenait bien.
Lorsque nous nous sommes retrouvés à la sortie du métro, l'air de rien, il a posé cette question l'oeil malicieux:
-T'es sûr que tu veux manger? On a deux heures devant nous et puis j'habite pas loin d'ici...
Van Orso un peu pris de court. Je n'avais pas envisagé cette proposition. J'étais transpirant, pas vraiment frais comme j'aime à l'être avant de passer à l'acte. Je n'ai pas dû être très convaincant dans mon hésitation... Je n'ai pas résisté longtemps. Je sais que j'avais autant envie de lui que lui de moi.
Les choses n'ont pas traîné une fois la porte d'entrée de son appartement franchie. Comme toujours, ce sont les baisers qui ont ouvert le bal. Il embrasse toujours aussi bien. Douceur des lèvres...Petit goût de tabac qui finit par vite se diluer.
Vraiment un beau gaillard. Un ours au poil court, charpenté, bien planté, à la fois carré et rond, une bonne bouille aux yeux clairs dans lesquels se lisent juste ce qu'il faut de friponerie...
Je l'ai beaucoup sucé, jouant avec sa queue courte et épaisse comme avec une frisandise, l'avalant en entier pour mieux l'amener à chaque fois à la limite de l'orgasme avec toujours ce mélange de douceur et d'autorité qu'il m'imposait. Par instants, il sortait son sexe gluant de ma bouche pour mieux le frapper contre mes joues, comme si, ce faisant, il marquait sa domination sur moi afin de me punir de ne pas le faire décharger.
Forte chaleur dans l'appartement. Nous suons l'un et l'autre à grosses gouttes. Les pelages dessinent des volutes, mon poil long sur le sien court. C'est très beau. Je le branle, je gobe ses burnes, je le fais gémir... la température me sonne un peu mais ne diminue en rien le plaisir. Il me suce à son tour. Je voudrais lui offrir une queue plus raide encore, plus turgescente, mais la touffeur de l'air est comme une couverture qui nous enveloppe. Elle atténue mes capacités...
-Veux-tu découvrir mes autres compétences? Murmure-t-il alors que sa langue caresse encore une fois mon gland.
Bien sur que je le veux! Cet ours me plaît. Même si l'air me semble de plus en plus étouffant, je veux qu'il me prenne le cul.
Alors qu'il enfile une capote et que les poils de son ventre ressemblent à des algues ordonnées par le courant d'une rivière, je l'embrasse à nouveau. Ma langue se déroule sur la sienne.
Quand deux ours jouissent l'un de l'autre, les positions académiques déclinées dans la majorité des pornos ne sont pas adaptées. Ni au plaisir, ni à leur corpulence. Il faut opter pour des postures plus simples mais nettement plus efficaces.
Je suis à quatre pattes calé sur le sofa et il me prend, agrippé à mes hanches. Là je sens à la fois toute sa puissance et toute sa douceur. Dans cette position je me donne complètement et je commence à jouir du cul, c'est à dire à ressentir ce curieux mélange entre petite douleur sourde et soulagement musculaire. Mais tout se passe une fois de plus dans la tête... Je sais que ça faisait très longtemps qu'il avait l'envie de m'enculer, comme moi celle de me donner à ce beau mec.
Je me retrouve ensuite sur le dos, les capotes défilent, la transpiration perle à grosses gouttes de son nez et de son menton. Je les reçois sur le visage. Il s'excuse entre deux coups de reins et moi je le veux davantage encore. Que ce gaillard entre en moi plus profondément. Je me sens incroyablement mec dans ces moments-là. Son visage est superbe dans l'effort.
Je parle crûment, je lui souffle de me casser le cul, de me piner avec toute sa vigueur. Il serre les dents. Les mots sont des aiguillons imparables qui sont allés titiller l'hypophyse et l'hypothalamus un peu trop. Il essaye de se retenir, mais n'y parvient pas.
Et je sens nettement trois pressions au fond de mes tripes. Trois jets de foutre abondant qui ont dû distendre la paroi de latex dans lesquels ils se sont retrouvés prisonniers...
J'aurais voulu cette semence sur mon ventre et sur mon visage, la humer, la goûter même... ô fantasme!
Mon gaillard n'était visiblement pas satisfait de sa prestation. En m'embrassant, il me dit qu'il avait joui trop vite, que je l'excitais trop et qu'il voulait encore et encore me donner du plaisir, me baiser comme jamais on ne m'avait baisé.
Ces petites confidences viriles sont toujours tout autant de moments précieux, qui rajoutent à la beauté de l'instant. Je l'ai étreint un bon moment jusqu'à ce que nos sueurs ménacent de nous noyer puis j'ai filé sous la douche. Juste pour me rafraîchir pendant qu'il reprenait ses esprits.
Le jet d'eau froide sur ma rondelle a déclenché un petit picotement, témoignage du labourage en règle auquel j'avais eu droit et qui me comblait.
J'étais encore accroupi sans la petite baignoire à me livrer à ces ablutions quand l'ours entra dans la salle de bains. Il bandait encore. Il glissa sa queue à nouveau et tout naturellement dans ma bouche gourmande...
Quelques instant après, les deux mains calées contre le mur carrelé prolongeant la baignoire, mon fondement était investi de plus belle.
-Je vais peut-être pas jouir à nouveau, mais je vais encore bien te défoncer le cul, souffla le gaillard, ça tu peux me croire!
***
La chaleur n'a pas cessé de toute cette journée, écrasant la Ville Rose sous une sorte de chape d'un bleu limpide. Ce qui n'empêchait pas une animation toute estivale des rues.
J'avais rendez-vous en fin d'après midi avec mon couple de copains que je vois régulièrement quand je passe par ici. En leur compagnie, la vie prend une saveur particulière, riche et épicée. J'écris "copains" ici, mais pour moi ils sont bien plus que celà et mon affection pour eux va au delà de la simple amitié. Ils font d'ailleurs partie de ce petit cercle choisi de gars à qui je me donne à fond et sans retenue aucune. ils me fécondent régulièrement de leur bonne semence et je la lèche jusqu'à la dernière goutte.
Etant donné que nous ne nous voyons qu'assez peu finalement, les retrouvailles sont toujours un excellent moment, mélange de rire, de sérieux, de tendresse et de sexe.
Malgré la chaleur, les assauts de l'ours à la pause de midi m'avaient mis en appétit. Les burnes bien pleines et que je n'avais pas vidées en sa compagnie, une grosse envie de sperme dans la tête, je savais que mes nours allaient me donner ma dose, celle qui me ferait "tenir" durant les mois que je mettrais avant de les revoir.
La soirée fut évidemment délicieuse. Ils font partie de ces garçons que la vie et ses aléas ont rendus meilleurs et plus sages. Comme moi, ils considèrenet le sexe comme une chose normale et totalement naturelle a fortiori quand un bon feeling est là. Leur sensualité est très présente et elle se manifeste au travers de petits gestes qui pourraient paraître anodins au yeux du néophyte.
Naturellement comme je l'attendais, je me suis fait baiser comme un ours peut l'être: copieusement, intensément, me régalant du goût indescriptible de chacune de leur queue encore toute enfoutrée, tout juste sortie de mon petit trou béant pour remplir ma bouche. Ce mélange de foutre et de parfum de cul qui excite les sens les plus bestiaux...
Je me suis fait baiser et j'ai aussi beaucoup joui, déchargeant mon nectar alors que l'un des nours me branlait et que l'autre me bouffait la bouche.
Si la journée fut caniculaire, la nuit, elle, m'apparut des plus agréables avec cette sensation de bien-être que je n'ai connue jusqu'ici que dans les bras ou à proximité d'hommes comme ces deux-là qui me font me sentir fier d'être ce que je suis.